Un calendrier serré avancé par la Maison-Blanche
Le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré mardi 9 juin que les pourparlers en cours pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient se trouvaient dans leur phase finale. S’exprimant après avoir assisté à une finale de la NBA au Madison Square Garden, à New York, le chef de l’État a estimé qu’il y avait « une bonne chance » pour qu’un accord soit conclu « dans deux ou trois jours ». Il a également promis que le détroit d’Ormuz « rouvrirait immédiatement après la signature » de l’entente.
Une dynamique diplomatique contrastée
Cette annonce intervient alors que l’Iran et Israël ont récemment procédé à des échanges de tirs d’une intensité inédite depuis plusieurs mois, rompant une trêve entrée en vigueur en avril. Les deux parties ont toutefois suspendu ces frappes lundi, créant une fenêtre de négociation que M. Trump affirme avoir pilotée : « Ils allaient et venaient, et maintenant ils ont tous deux accepté, par mon intermédiaire, de s’arrêter, et nous sommes dans la dernière ligne droite de ce qui sera un très, très bon accord », a-t-il déclaré.
Les conditions posées par Téhéran
Si le président américain se montre optimiste, la République islamique conditionne tout accord à une cessation des hostilités au Liban, où l’armée israélienne est engagée contre le Hezbollah, soutenu par Téhéran. Lundi, l’Iran a prévenu qu’il reprendrait ses attaques si Israël poursuivait ses opérations au Liban. En réponse, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a mis en garde : si Téhéran « commet l’erreur de reprendre les attaques contre nous, nous répondrons avec toute notre force ».
Des médiateurs pakistanais en première ligne
Les efforts de médiation sont menés principalement par le Pakistan, qui tente depuis plusieurs semaines de rapprocher les positions américaines et iraniennes. Dans ce contexte, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a également appelé l’Iran à « se réengager » sur la question des inspections nucléaires, alors que l’Union européenne a imposé de nouvelles sanctions à Téhéran en raison du blocus quasi total du détroit d’Ormuz.
Un contexte régional toujours tendu
Sur le plan militaire, un hélicoptère Apache de l’armée américaine s’est écrasé près du détroit d’Ormuz, sans que les circonstances précises de l’accident aient été officiellement détaillées. Par ailleurs, les rebelles houthis, alliés de l’Iran au Yémen, ont décrété une interdiction de navigation israélienne en mer Rouge, ajoutant une pression supplémentaire sur les voies maritimes stratégiques.