Les forces de sécurité turques ont procédé, mardi, à l'arrestation de plus de 200 individus suspectés d'appartenir à des organisations qualifiées de terroristes par Ankara, a annoncé le parquet de la capitale. Cette opération d'envergure intervient alors que la Turquie s'apprête à accueillir le sommet annuel de l'OTAN, prévu les 7 et 8 juillet.
Des dizaines de mandats d'arrêt émis
Selon le parquet d'Ankara, 241 mandats d'arrêt ont été délivrés, permettant l'interpellation de 209 personnes. Trente-deux suspects restent activement recherchés. Parmi les individus arrêtés, 56 sont présentés comme des membres présumés de l'organisation État islamique, tandis que 35 autres appartiendraient au Parti/Front de libération du peuple révolutionnaire (DHKP-C), une mouvance communiste classée comme terroriste par les autorités turques et ayant revendiqué plusieurs attentats par le passé.
Opérations parallèles à Istanbul
Dans un registre similaire, une autre série de perquisitions et d'arrestations a été menée, coordonnée par le parquet d'Istanbul. Les médias turcs rapportent que cette vague a abouti à l'interpellation de 24 suspects répartis sur huit provinces du pays. Les cibles de cette opération étaient également des membres présumés du DHKP-C.
Sécurité renforcée pour le sommet
Ces coups de filet s'inscrivent dans un vaste dispositif sécuritaire mis en place par le gouvernement turc en amont du sommet de l'OTAN. Les autorités ont également annoncé une interdiction des manifestations dans la capitale, afin de garantir le bon déroulement de la réunion des chefs d'État et de gouvernement. Le président américain Donald Trump et les dirigeants des 31 autres pays membres de l'Alliance atlantique sont attendus à Ankara pour ce rendez-vous diplomatique de premier plan.