L'épisode de chaleur exceptionnel qui touche la France continue de peser lourdement sur le système de soins. À Paris, l'Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) a comptabilisé près de 3 000 passages aux urgences en l'espace de 24 heures, un volume qui dépasse de 36 % celui observé lors d'une journée classique. Ce bond illustre la pression croissante exercée par la vague de chaleur sur les services d'urgence de la région capitale.

Alors que les températures restent très élevées sur une large partie du territoire, 50 départements sont maintenus en vigilance rouge par Météo-France, un niveau d'alerte maximal qui appelle à une vigilance particulière de la part des populations fragiles et des professionnels de santé. Les autorités sanitaires anticipent une poursuite des tensions dans les heures à venir, même si un reflux thermique est annoncé pour le week-end.

Les données de l'AP-HP confirment une tendance observée ailleurs en France : les services d'urgence, déjà sollicités par les pathologies liées à la chaleur (déshydratation, coup de chaleur, aggravation de maladies chroniques), doivent faire face à un afflux inhabituel de patients. Ce chiffre intervient dans un contexte où les consultations à distance et les appels aux Samu ont également connu des pics d'activité, témoignant d'une saturation généralisée du système de soins.

Pour l'heure, aucun bilan national des passages aux urgences n'a été publié, mais les remontées des établissements hospitaliers indiquent une augmentation significative des prises en charge. Les autorités rappellent les gestes de prévention : hydratation régulière, limitation des sorties aux heures les plus chaudes et vigilance accrue envers les personnes âgées et les enfants.

L'alerte rouge maintenue sur une grande moitié du pays laisse présager que les services d'urgence resteront sous tension durant les prochains jours, avant une amélioration attendue avec la baisse des températures annoncée.