Un grave incident aérien a été évité de justesse dans la nuit du 10 juillet au-dessus de l'océan Atlantique, à proximité des îles Canaries. Un Airbus appartenant à la compagnie Iberia et un Boeing d’Air Europa se dirigeaient l’un vers l’autre sur la même route aérienne et à la même altitude. Seules quelques secondes les séparaient d’une collision potentiellement catastrophique, selon les informations disponibles.

Des appareils sur une trajectoire de collision

Les deux appareils, tous deux en vol de nuit, suivaient une voie aérienne identique et maintenaient le même niveau de vol, une situation qui aurait pu conduire à un choc frontal. C’est un système de sécurité embarqué, probablement le dispositif anticollision embarqué (ACAS / TCAS), qui a alerté les équipages de la menace imminente. Les pilotes ont alors immédiatement modifié leur trajectoire et leur altitude pour éviter le contact.

Les circonstances exactes de cet incident n’ont pas été officiellement détaillées par les autorités aéronautiques, mais la proximité extrême des deux aéronefs a été confirmée par des sources proches du dossier. Aucun blessé ni dégât matériel n’est à déplorer. Les deux avions ont poursuivi leur vol vers leurs destinations respectives après l’incident.

Un système de sécurité éprouvé

Le système de sécurité qui a permis d’éviter la collision est un équipement obligatoire à bord des avions de ligne modernes. Il fonctionne en émettant des signaux radio entre les appareils et en calculant les risques de rapprochement dangereux. En cas d’alerte, il suggère aux pilotes une manœuvre d’évitement – généralement une montée ou une descente rapide – et les deux équipages coordonnent leurs actions pour maximiser la distance.

Ce type d’incident, bien que rare, survient encore malgré les protocoles stricts de contrôle aérien. L’espace aérien de l’Atlantique, notamment les routes océaniques, est particulièrement dense et la coordination entre les centres de contrôle est essentielle. L’incident du 10 juillet rappelle que la sécurité aérienne repose en grande partie sur la redondance des systèmes et la réactivité des équipages.

Des enquêtes en cours

Les autorités aéronautiques espagnoles, compétentes dans cette zone de l’Atlantique proche des Canaries, ont été informées de l’événement. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes précises de cette situation dangereuse : erreur de plan de vol, défaillance de communication avec le contrôle aérien, ou problème de coordination entre les deux compagnies. Les boîtes noires des appareils devraient être analysées pour retracer les derniers échanges.

Iberia et Air Europa, toutes deux basées en Espagne, n’ont pas encore communiqué officiellement sur cet incident. Les syndicats de pilotes ont néanmoins souligné l’importance de maintenir des formations continues sur les procédures d’urgence.

Un rappel des risques aériens

Si les collisions en vol sont devenues exceptionnelles grâce aux progrès technologiques, ce type d’incident rappelle que la vigilance reste de mise. En 2023, plusieurs quasi-collisions avaient été recensées au-dessus de l’Atlantique, conduisant à un renforcement des procédures de séparation horizontale et verticale. L’incident du 10 juillet intervient dans un contexte où le trafic aérien reprend des niveaux d’avant-pandémie, augmentant la pression sur les couloirs aériens.

Les passagers des deux vols n’ont probablement pas été informés de la situation à bord, car les manœuvres d’évitement sont souvent imperceptibles en cabine. Aucune perturbation majeure des vols n’a été signalée.