Un exemplaire du groupe sculpté « L’Âge mûr » de Camille Claudel, dont le parcours était inconnu depuis plus d’un siècle, a été retrouvé en région parisienne. Cette œuvre en bronze, portant le numéro cinq, doit être mise aux enchères au mois de septembre.

Cette découverte constitue un événement pour le marché de l’art et les amateurs de la sculptrice française. Selon les informations dont on dispose, la trace de cette version spécifique avait été perdue après avoir été présentée dans la galerie d’Eugène Blot en 1907 et 1908. Les spécialistes n’avaient plus aucune nouvelle de cet exemplaire depuis ces expositions du début du XXe siècle.

Un retour inattendu

Le bronze réapparu appartient à une série limitée, chaque numéro étant une fonte originale. L’exemplaire numéro cinq rejoint ainsi, après une longue absence, le catalogue des œuvres connues de Claudel. Les circonstances exactes de sa redécouverte n’ont pas été détaillées, mais sa localisation en région parisienne a permis aux experts de l’authentifier et de retracer son histoire.

« L’Âge mûr » est l’une des créations les plus célèbres de Camille Claudel. Cette sculpture, représentant trois figures allégoriques, est souvent considérée comme une œuvre majeure de l’artiste, évoquant le cycle de la vie et la relation complexe avec le sculpteur Auguste Rodin.

Une vente attendue

La mise en vente de ce bronze perdu est prévue pour le mois de septembre prochain. Les organisateurs de la vente aux enchères n’ont pas encore communiqué d’estimation officielle. On s’attend toutefois à ce que l’intérêt des collectionneurs soit vif, compte tenu de la rareté des pièces de Claudel et du caractère historique de cette redécouverte.

Camille Claudel (1864-1943) est reconnue aujourd’hui comme une sculptrice de premier plan, bien que son œuvre ait longtemps été éclipsée par sa relation avec Rodin et par son internement psychiatrique. Les exemplaires de « L’Âge mûr » sont particulièrement recherchés, plusieurs d’entre eux étant conservés dans des musées, comme celui qui se trouve au musée d’Orsay à Paris.

Aucune information supplémentaire n’a été fournie sur l’identité du propriétaire actuel ni sur le lieu exact de la découverte à ce stade.