Des cyberattaquants se revendiquant proches de l’Iran assurent avoir pris le contrôle de drones appartenant au FBI, évoquant la possibilité de cibler la Coupe du monde de football qui se déroule actuellement aux États-Unis. L’information a été diffusée vendredi par l’organisme de surveillance SITE Intelligence Group, qui a relayé un communiqué du groupe Handala.
Selon ce message, les pirates détiendraient depuis des mois chaque image et chaque suspect captés par les appareils aériens sans pilote de la police fédérale. Ils disent avoir infiltré des drones de type FPV (pilotés en immersion), équipés de systèmes de reconnaissance faciale et de lecture automatique des plaques d’immatriculation, normalement utilisés dans les dispositifs antiterroristes. « Mieux vaut renforcer la sécurité de votre Coupe du monde, nous n’aimons vraiment pas certaines de ces équipes. N’oubliez pas : les FPV sont partout, vous ne savez jamais quand l’un d’eux pourrait se retrouver sur le car de votre équipe », ont-ils écrit.
Un précédent piratage visant le directeur du FBI
Ce n’est pas la première action revendiquée par Handala. En mars, le collectif affirmait déjà avoir piraté la messagerie du directeur du FBI, Kash Patel, et publié des données personnelles. En réaction, les autorités américaines avaient promis jusqu’à dix millions de dollars pour toute information permettant d’identifier les membres du groupe. Les pirates ont répondu à cette prime en s’en prenant directement à Kash Patel : « Peut-être que Kash Patel aurait dû y réfléchir à deux fois avant de mettre une prime de 10 millions de dollars sur la tête de Handala », ont-ils déclaré, ajoutant : « Il ne s’est pas rendu compte que nous le surveillions d’en haut, à travers les propres yeux du FBI, alors même qu’il était incapable de nous trouver au sol. Et comme tu le vois, nous sommes toujours en vie. »
Handala, un groupe considéré comme proche de Téhéran
Handala est qualifié par de nombreux analystes de proche de la République islamique d’Iran. Le groupe est devenu particulièrement actif depuis le début du conflit militaire déclenché fin février par Washington contre l’Iran. Ses récentes revendications interviennent alors que les États-Unis déploient un dispositif sécuritaire massif pour le Mondial, avec la participation de plus de 400 services de police et des restrictions de vol imposées par l’Agence fédérale de l’aviation dans un rayon de trois milles nautiques autour des stades, hôtels et autres sites liés à la compétition.
Les autorités américaines n’ont pas encore officiellement confirmé ni infirmé les affirmations de Handala concernant le piratage des drones. La sécurité de la Coupe du monde 2026, qui se tient dans plusieurs villes des États-Unis et du Canada, reste une priorité absolue pour les organisateurs et les forces de l’ordre.