Un rebondissement dans l'affaire du F-15E américain abattu au-dessus de l'Iran au mois d'avril dernier met en lumière le rôle de la Chine dans l'armement de la République islamique. Selon des informations recueillies par les services de renseignement et des experts en armement, le missile sol-air qui a frappé l'appareil serait de fabrication chinoise. Le type précis de projectile n'a pas été divulgué, mais les analyses balistiques et les débris récupérés orientent les enquêteurs vers une origine chinoise.

Parallèlement, Pékin aurait également fourni à Téhéran un radar de surveillance longue portée. Ce système serait capable de détecter des avions furtifs, ce qui expliquerait comment les défenses iraniennes ont pu repérer et engager un chasseur américain réputé difficile à intercepter. Les capacités de ce radar, acquis dans le cadre de la coopération militaire sino-iranienne, pourraient modifier l'équilibre régional.

Les dates exactes de livraison de ces équipements restent inconnues. Il n'est pas possible de déterminer si ces armes ont été fournies avant ou après l'embargo international sur les ventes d'armes à l'Iran, qui a expiré en octobre 2020. La Chine a toujours nié toute violation des sanctions et assure que ses exportations d'armement respectent le droit international.

L'incident du F-15E survient dans un contexte de tensions accrues entre les États-Unis et l'Iran. Washington avait déployé des moyens supplémentaires dans la région pour protéger ses intérêts et ceux de ses alliés. La perte de cet appareil, survenue lors d'une mission de reconnaissance, avait été confirmée par le Pentagone, sans que la cause exacte ne soit alors précisée.

Cette affaire pourrait avoir des conséquences diplomatiques. Les États-Unis ont déjà exprimé leur préoccupation quant au renforcement de l'arsenal iranien par des technologies chinoises. De son côté, la Chine appelle à une désescalade et affirme ne pas chercher à alimenter les conflits. L'enquête sur la destruction du F-15E se poursuit, et de nouvelles informations pourraient éclairer l'étendue réelle du soutien militaire de Pékin à l'Iran.