Un navire de guerre russe a réalisé un exercice de tir réel rare dans la Manche, à 45 milles au sud de Plymouth, a-t-on appris lundi. L'opération, qui a duré une demi-heure, s'est déroulée en eaux internationales. Le bâtiment, identifié comme le Neustrashimy, a brusquement annoncé son intention d'ouvrir le feu et a demandé à un navire de guerre britannique qui le suivait de s'écarter à une distance de sécurité.

Cet exercice intervient le jour même de la nomination d'Andy Burnham au poste de Premier ministre du Royaume-Uni. Bien que ce type de manœuvre soit inhabituel à proximité des côtes britanniques, la Russie dispose du droit de mener des activités militaires dans les eaux internationales. L'épisode souligne les tensions persistantes entre Moscou et Londres dans le cadre des relations diplomatiques.

Le Neustrashimy est un navire de patrouille océanique de la flotte russe, régulièrement déployé pour des missions de surveillance. Les autorités britanniques n'ont pas commenté officiellement cet incident, mais des sources navales ont confirmé que le bâtiment de guerre russe avait respecté les règles de navigation internationale. La durée limitée de l'exercice et sa localisation en zone internationale suggèrent qu'il s'agissait d'un entraînement de routine, bien que sa soudaineté ait pu surprendre les forces présentes.

Ce type de manœuvre est généralement planifié à l'avance et notifié aux autorités maritimes locales. Dans ce cas, l'annonce tardive a contraint le navire britannique à modifier sa trajectoire. L'incident s'ajoute à une série d'interactions militaires récentes entre la Russie et l'OTAN dans la région de la Manche et de la mer du Nord, où les patrouilles aériennes et navales sont fréquentes.

Aucune information n'a été divulguée sur la nature exacte des tirs ni sur les munitions utilisées. L'armée russe n'a pas communiqué sur cet exercice. Le gouvernement britannique, quant à lui, n'a pas évoqué de réaction diplomatique immédiate.