Un dangereux criminel en fuite

Les autorités russes sont à la recherche d’Andrey Kiyko, un tueur en série de 41 ans, surnommé « le maniaque de Sosnovka », qui s’est volatilisé depuis un hôpital militaire. Cet individu purgeait une peine de prison pour une série de meurtres et d’agressions sexuelles perpétrés à Saint-Pétersbourg au début des années 2000. Dans le cadre d’un programme de recrutement controversé, il avait été libéré en 2024 afin d’être envoyé combattre en Ukraine.

Blessé puis évadé

Selon des informations concordantes, Andrey Kiyko aurait été blessé au combat et transporté dans un établissement médical des forces armées. C’est de là qu’il se serait échappé, sans que les circonstances exactes de son évasion n’aient été officiellement précisées. Les forces de l’ordre ont lancé des recherches actives pour le retrouver, craignant qu’il ne représente une menace grave pour la population.

Un passé macabre

Surnommé en référence au quartier de Sosnovka, à Saint-Pétersbourg, Andrey Kiyko avait été condamné pour plusieurs homicides et viols. Son profil psychologique et la violence de ses crimes l’avaient placé parmi les détenus les plus surveillés. Sa libération anticipée, motivée par les besoins en effectifs de l’armée russe en Ukraine, avait suscité des interrogations sur les risques sécuritaires qu’elle impliquait.

Un programme qui inquiète

Cette affaire relance les critiques sur la pratique consistant à recruter des prisonniers, y compris des criminels violents, pour le front ukrainien. Plusieurs cas de récidive ou de disparition ont déjà été signalés, alimentant les craintes quant à un manque de contrôle après le service militaire. Les autorités n’ont pas communiqué sur d’éventuelles mesures spécifiques pour prévenir de nouvelles évasions.

Chasse à l’homme en cours

Les forces de l’ordre russes ont diffusé un avis de recherche et multiplient les patrouilles, en particulier dans les régions proches de l’hôpital militaire. La population est appelée à la vigilance, mais aucune interpellation n’a été signalée à ce stade. L’enquête cherche également à déterminer comment le criminel a pu quitter l’établissement sans être inquiété.