Les forces de l'ordre ont mis au jour un tunnel clandestin d'une facture technique avancée reliant le Mexique et les États-Unis, dans l'ouest des États-Unis. Le passage souterrain, long de 600 mètres et creusé à environ 17 mètres de profondeur, était destiné au trafic de cocaïne, selon un communiqué officiel publié lundi.

Un équipement sophistiqué D'après les informations communiquées par le ministère américain de la Justice, ce souterrain ne se limitait pas à un simple conduit. Ses parois étaient renforcées, il était équipé d'un système d'éclairage électrique, d'un rail pour faciliter le déplacement des marchandises, et d'un monte-charge hydraulique permettant d'accéder à la cavité depuis la surface. Cette infrastructure suggère une opération de grande envergure, planifiée et réalisée par des organisations criminelles disposant de moyens techniques et financiers conséquents.

Deuxième tunnel dévoilé en peu de temps Cette annonce survient alors qu'un précédent tunnel clandestin, également situé à la frontière californienne, avait déjà été révélé la veille. La multiplication de ces découvertes témoigne de la persistance et de l'adaptation des réseaux de narcotrafiquants face aux mesures de contrôle renforcées en surface. L'usage de tunnels, bien que coûteux et complexe à creuser, permet de contourner les dispositifs de surveillance terrestres et aériens le long de la frontière.

Une lutte antidrogue qui se joue sous terre Les autorités américaines intensifient leurs efforts pour détecter ces passages souterrains, notamment à l'aide de technologies de détection sismique et radar. Le tunnel découvert, par son degré de finition et son équipement, illustre le niveau d'ingénierie atteint par les cartels pour approvisionner le marché nord-américain en cocaïne et autres stupéfiants. Les enquêtes se poursuivent pour identifier les responsables de cette construction et démanteler les réseaux logistiques associés.