Un alibi macabre mis en scène avec un live YouTube
Le 18 décembre 2022, au domicile du couple à Lurgan, Natalie McNally, enceinte de 15 semaines, est retrouvée morte. L’enquête établit rapidement que Stephen McCullagh, son compagnon, est le meurtrier. Pour tenter de se disculper, ce créateur de contenu avait mis en scène un alibi élaboré. Il avait diffusé en direct sur YouTube une session de jeu vidéo, laissant croire qu’il jouait au moment du crime. Mais les enquêteurs ont démontré qu’il avait planifié le meurtre bien en amont, et que la vidéo était une manipulation destinée à lui fournir une couverture.
Une préméditation « froide et calculée »
Lors de l’audience au tribunal de Belfast, le juge a qualifié le crime de « de sang-froid et calculé ». McCullagh, originaire de Lisburn, dans le comté d’Antrim, n’a montré aucune émotion au moment où la sentence a été prononcée. Il devra purger au moins 31 années de prison avant de pouvoir prétendre à une libération conditionnelle. Le magistrat a souligné la planification minutieuse de l’acte : non seulement l’accusé avait préparé son alibi numérique, mais il avait également programmé une destruction de preuves et tenté d’égarer les investigations.
Un crime qui a bouleversé l’Irlande du Nord
Le meurtre de Natalie McNally, 33 ans, a provoqué une onde de choc dans la région. Employée de bureau, elle était décrite par ses proches comme une femme joyeuse et attentive. La cause de son décès a été déterminée comme étant des blessures à la tête et au cou. Le procès a mis en lumière la manière dont McCullagh, qui était le seul suspect dès les premiers jours de l’enquête, a utilisé sa notoriété naissante sur YouTube pour tenter de brouiller les pistes. Il n’a jamais exprimé de remords durant la procédure.
Une peine exemplaire pour dissuader
Les autorités judiciaires ont salué la rigueur de l’enquête, qui a su déjouer la tentative de manipulation numérique. Un porte-parole du parquet a indiqué que la sentence reflétait la gravité extrême des faits et la volonté de protéger les femmes contre les violences conjugales. La peine de 31 ans – la durée minimale avant toute demande de libération – envoie un signal fort contre les tentatives d’utiliser les technologies comme écran à des actes criminels. McCullagh a été conduit en prison sans faire de déclaration publique.