L’Amazonie brésilienne a enregistré en 2025 son plus faible nombre d’incendies jamais observé depuis le début des relevés systématiques. Les données publiées par le réseau de surveillance environnementale MapBiomas, qui réunit universités, organisations non gouvernementales et entreprises technologiques, montrent que la surface brûlée a été divisée par cinq en l’espace d’un an.
Une baisse historique
Le recul est qualifié de «hors norme» par les experts, car il s’inscrit dans une tendance à la diminution déjà amorcée les années précédentes. Au niveau du Brésil dans son ensemble, la superficie totale touchée par les flammes a également atteint son plus bas niveau depuis 2018, avec 12,7 millions d’hectares brûlés. Ce chiffre représente une réduction très significative par rapport aux années antérieures.
Des disparités régionales
Malgré cette amélioration globale, la situation n’est pas uniforme sur l’ensemble du territoire. Le centre du pays reste confronté à des incendies de grande ampleur. Des feux conséquents continuent de toucher plusieurs régions, et les spécialistes redoutent que le phénomène climatique «El Niño» n’allonge la durée de la saison sèche, ce qui pourrait aggraver les risques d’incendies dans les mois à venir.
Un contexte politique favorable
Cette baisse intervient dans un contexte politique marqué par le retour au pouvoir du président Luiz Inácio Lula da Silva, qui a fait de la lutte contre la déforestation et des incendies une priorité de son mandat. Les données de MapBiomas confirment que les efforts engagés portent leurs fruits, même si les autorités appellent à la vigilance face aux menaces persistantes.
Perspectives
Les projections des scientifiques restent prudentes. Si la tendance à la baisse des incendies en Amazonie brésilienne est encourageante, la probabilité d’un allongement de la saison sèche liée à El Niño pourrait inverser cette dynamique. Les autorités locales et les organisations de protection de l’environnement surveillent de près l’évolution de la situation, en particulier dans les zones les plus vulnérables du centre du pays.