Une détenue enceinte de sept mois, incarcérée au centre pénitentiaire d'Orléans, a été remise en liberté après avoir porté plainte contre l'administration pénitentiaire.

La justice a ordonné sa libération, une décision qualifiée de « rendue en humanité » par ses avocates.

Une plainte pour mise en danger de la vie d'autrui

La femme de 37 ans, en détention provisoire, avait saisi la justice en raison des conditions de détention lors d'une canicule. Selon ses avocates, malgré une rupture de la poche des eaux, elle n'avait pas été prise en charge correctement.

Dans sa plainte, elle dénonçait un « risque de décès » lié à la chaleur extrême et à l'absence de soins adaptés à son état. L'administration pénitentiaire faisait face à des accusations de mise en danger de la vie d'autrui.

Les conditions de détention en cause

L'affaire met en lumière les conditions de détention des femmes enceintes en milieu carcéral, particulièrement lors des épisodes de canicule. La détenue, proche du terme, avait alerté sur l'absence de mesures spécifiques pour assurer sa sécurité et celle de l'enfant à naître.

Une décision saluée par les avocates

Les conseils de la jeune femme ont salué la décision du tribunal, estimant qu'elle reconnaissait le danger encouru. « C'est une décision rendue en humanité », ont-elles déclaré, soulignant que la libération était la seule issue face aux risques avérés.

La libération intervient alors que la France connaît une vague de chaleur intense, avec des températures dépassant les 40 degrés dans certaines régions. Les prisons sont régulièrement pointées du doigt pour leur vétusté et leur manque d'équipements, notamment en matière de climatisation.

Cette affaire relance le débat sur les conditions de détention des femmes enceintes et sur la nécessité de garantir des soins médicaux appropriés en milieu carcéral.