Le parquet de Rodez a ouvert, dimanche 21 juin 2026, une enquête pour incitation à la haine raciale à la suite de la publication d’une séquence filmée dans une discothèque de l’Aveyron. Les images, qui circulent depuis le 6 juin sur plusieurs plateformes, montrent un groupe de personnes visiblement alcoolisées entonnant un chant raciste. Elles ont été visionnées par plusieurs milliers d’internautes et largement relayées.

Des propos à caractère raciste et haineux

Dans la vidéo, les personnes présentes – dont l’identité n’a pas encore été établie par les autorités – scandent des paroles particulièrement violentes, mêlant une référence à une figure politique et un appel explicite à l’élimination d’une communauté. Si le contenu exact des paroles a été rapporté par les médias locaux, les enquêteurs cherchent à déterminer les circonstances exactes de ce dérapage, notamment l’identité des participants et la date précise de l’enregistrement.

Une enquête judiciaire en cours

Une enquête a été ouverte par le procureur de la République de Rodez pour « incitation à la haine raciale ». Les investigations ont été confiées aux services de police. Les autorités souhaitent identifier les personnes filmées ainsi que l’auteur de la publication, afin de déterminer si des poursuites pénales pourront être engagées pour ce type de propos, qui tombent sous le coup de la loi sur la liberté de la presse de 1881 en matière de discrimination et d’incitation à la haine.

Réactions et contexte

La diffusion de cette vidéo a suscité une vive émotion sur les réseaux sociaux et dans le département. Plusieurs responsables politiques et associations de lutte contre le racisme ont condamné ces propos avec fermeté, demandant que la lumière soit faite et que les auteurs soient sanctionnés. Cette affaire survient dans un climat politique tendu, marqué par des débats récurrents sur les discours de haine en ligne et les violences verbales à caractère raciste. Le lieu – une discothèque – interroge également sur la responsabilité des établissements quant à la prévention de tels comportements au sein de leurs murs.

Les implications légales

En France, l’incitation à la haine raciale est punie d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende, conformément à l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881. Les peines peuvent être alourdies si les faits sont commis dans un lieu public ou par le biais d’un réseau de communication au public en ligne. L’enquête en cours devra établir si les éléments constitutifs de l’infraction sont réunis et si des circonstances aggravantes peuvent être retenues.