Canberra somme Islamabad de faire la lumière sur la mort d’une enfant

Le Premier ministre australien, Anthony Albanese, a exigé lundi une enquête « transparente » après la mort par balle d’une fillette australienne de neuf ans, Hania Ahmed, tuée par un policier pakistanais dans la ville de Chakwal, dans la province du Penjab. La famille, en vacances, avait été prise en otage par des voleurs à main armée dans son véhicule de location le 10 juin.

Des versions divergentes sur le déroulement des faits

Selon la police du Penjab, les malfaiteurs ont ouvert le feu en premier sur un agent, déclenchant une fusillade. Un policier, croyant que les suspects tentaient de fuir à bord du véhicule familial, aurait « par erreur » fait feu, tuant Hania et blessant grièvement son père, Adeel Ahmed, 39 ans, et son frère aîné, Aafan, 11 ans. La mère de la fillette, en revanche, est sortie indemne. Le père affirme cependant, dans des propos rapportés, que les tirs sont venus de la police en premier. Cette contradiction n’est pas tranchée par les autorités, qui disent mener une « enquête approfondie et impartiale » et ont placé l’agent en détention. Les deux suspects de la tentative de vol ont été tués lors d’un échange de tirs ultérieur.

Une communauté sous le choc

À Perth, où la famille réside dans le quartier de Kewdale, la nouvelle a plongé l’école de Hania, l’Australian Islamic College, dans la stupeur. Abdullah Khan, le principal, décrit la fillette comme « très amicale, extravertie, très sociale », très respectueuse des enseignants et appréciée de tous. « Elle avait beaucoup d’amis. Elle était aimée de tout le monde », a-t-il confié. L’établissement propose un soutien psychologique aux élèves et aux enseignants, en particulier la classe de Hania, qui est en état de choc.

Canberra suit le dossier de près

« Ces circonstances doivent être examinées, et examinées de manière transparente, afin que la famille, surtout, mais aussi les autres, puissent savoir », a déclaré Anthony Albanese devant la presse. Le gouvernement australien fournit une assistance consulaire à la famille. Le Premier ministre a souligné que l’Australie attendait « de la transparence et une enquête appropriée sur ces circonstances ».

Une affaire qui ébranle les relations bilatérales

La mort de Hania Ahmed, survenue alors qu’elle rendait visite à des proches, suscite une vive émotion en Australie comme au Pakistan. Le chef de l’État australien a lié cette exigence de transparence au respect des accords de coopération entre les deux pays, sans toutefois préciser la nature des liens affectés. Aucune déclaration officielle n’a encore été faite par les autorités pakistanaises à ce stade.