Les forces ukrainiennes ont mené une vaste opération de drones dans la nuit du 13 au 14 juin, ciblant plusieurs infrastructures industrielles situées en profondeur sur le territoire russe. Selon les autorités russes, 249 engins aériens ont été abattus à travers le pays. L'attaque a notamment visé l'usine chimique d'Asot, l'une des plus grandes de Russie, et un dépôt de pétrole.

L'usine chimique d'Asot touchée

Des images non vérifiées circulant sur les réseaux sociaux montrent un incendie sur le site de l'usine Asot, située au sud de Moscou. Selon le gouverneur de la région, Dmitri Miyaev, des débris provenant d'un drone abattu sont tombés sur le périmètre de l'installation. Il n'a pas fourni de détails sur l'ampleur des dégâts ni sur les risques sanitaires éventuels pour la population locale.

L'usine Asot, qui produit principalement des engrais, fournit également des composants destinés à la fabrication de munitions dans l'industrie de la défense russe, ce qui en fait une cible stratégique pour Kiev. L'état-major ukrainien n'a pas officiellement commenté cette frappe.

Un dépôt de carburant également visé

Parallèlement, une attaque distincte a visé un dépôt de stockage de pétrole situé plus loin à l'intérieur des terres. Les autorités russes ont confirmé qu'un incendie s'était déclaré sur le site, sans préciser l'étendue des destructions. Les analystes estiment que ces frappes s'inscrivent dans la stratégie ukrainienne visant à affaiblir les capacités logistiques et énergétiques de l'armée russe.

L'aéroport de Joukovski fermé

L'alerte aérienne a provoqué la fermeture temporaire de l'aéroport de Joukovski, dans la banlieue de Moscou, a indiqué le maire de la capitale, Sergueï Sobianine. Ce dernier a précisé que plusieurs drones avaient été repoussés dans la région moscovite.

Un contexte de guerre d'usure

Depuis plusieurs mois, Kiev intensifie ses frappes à longue portée contre les infrastructures énergétiques et industrielles russes, cherchant à perturber l'effort de guerre de Moscou. De son côté, la Russie continue de pilonner des cibles en Ukraine avec des drones et des missiles. Cependant, des observateurs notent que l'offensive terrestre russe montre des signes d'essoufflement.

Cette nouvelle salve intervient alors que les deux camps s'engagent dans une guerre d'attrition, chaque partie cherchant à épuiser les ressources de l'autre. L'impact réel de ces frappes sur la capacité de production russe reste difficile à évaluer indépendamment.