Une veste de motard conçue à partir de cellules provenant d'un fémur de Tyrannosaurus rex n'a pas trouvé preneur lors d'une vente aux enchères organisée à Paris. Cet objet inédit, présenté comme la première pièce d'habillement en «cuir» de dinosaure, était estimé entre 100 000 et 200 000 euros. Malgré l'offre d'un enchérisseur atteignant le prix de réserve, la vente n'a pas été conclue, le vendeur ayant refusé le montant proposé. L'identité du créateur de la veste et les modalités précises de la vente n'ont pas été rendues publiques par les organisateurs.

Cette veste s'inscrit dans une démarche scientifique et luxueuse singulière : les cellules prélevées sur un fragment d'os de T. rex ont été cultivées en laboratoire pour obtenir des fibres protéiques, puis transformées en cuir. Le processus, baptisé «bio-culture», vise à reproduire la structure de la peau de l'animal disparu. Si la pièce n'a pas été adjugée, elle témoigne des possibilités offertes par les biotechnologies appliquées au marché du luxe.

Les experts présents lors de la vente ont souligné que l'estimation initiale, bien que comprenant une part d'incertitude, reflétait la rareté et le caractère expérimental de l'objet. Aucun acquéreur ne s'est manifesté au-delà de l'enchère minimale, ce qui a conduit à l'absence de transaction. Les organisateurs n'ont pas exclu de nouvelles présentations de cette pièce ou d'objets similaires à l'avenir.

Cette tentative de vente intervient dans un contexte où des biens de luxe utilisant des matériaux issus de la bio-ingénierie suscitent un intérêt croissant. Toutefois, l'absence de transaction pour cet objet pour le moins insolite pourrait indiquer une prudence des collectionneurs face à des créations trop éloignées des standards traditionnels du marché de l'art et des objets de collection.