La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dévoilé ce mardi 9 juin un vingt et unième paquet de sanctions à l’encontre de la Russie, dans le cadre de la guerre menée contre l’Ukraine. Cette nouvelle série de mesures restrictives comprend notamment l’interdiction faite aux anciens combattants russes de pénétrer dans l’espace Schengen.

Une mesure inédite

Si les détails précis du dispositif n’ont pas encore été rendus publics, cette annonce marque un durcissement supplémentaire de la politique européenne vis-à-vis de Moscou. Les anciens combattants de l’armée russe, qu’ils soient actifs ou retraités, seraient désormais considérés comme indésirables sur le territoire des Vingt-Sept.

Contexte des sanctions

Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine en février 2022, l’Union européenne a adopté de multiples trains de sanctions visant à affaiblir l’économie russe et à isoler diplomatiquement le Kremlin. Les mesures précédentes ont ciblé des secteurs tels que l’énergie, la finance, la technologie et les transports, ainsi que de nombreuses personnalités politiques et militaires russes.

Ce nouveau paquet intervient alors que les combats se poursuivent sur le front ukrainien. L’interdiction d’entrée pour les anciens combattants pourrait concerner un large nombre de personnes, y compris d’anciens soldats ayant participé aux opérations militaires en Ukraine.

Réactions attendues

Pour l’heure, ni le Kremlin ni les autorités russes n’ont officiellement réagi à cette proposition. Les États membres de l’UE devront désormais examiner et adopter formellement le texte final. La Commission européenne n’a pas précisé le calendrier de mise en œuvre.