Fermeture des aéroports moscovites
Dans la matinée du 22 juin, les autorités russes ont suspendu le trafic aérien des quatre aéroports de Moscou en raison d’une incursion massive de drones. Les installations concernées sont les aéroports internationaux de Cheremetievo, Domodedovo, Vnoukovo et Joukovski. Cette mesure de précaution, qualifiée de brève par les sources officielles, intervient alors que des dizaines d’engins volants non identifiés ont été signalés dans l’espace aérien de la région. Les vols ont été détournés ou retardés, mais la situation a pu être normalisée dans la matinée, sans qu’aucun incident aérien ne soit rapporté.
Réaction des forces russes
Selon les déclarations du ministère russe de la Défense, les systèmes de défense antiaérienne ont intercepté et détruit plusieurs dizaines de drones ukrainiens au-dessus de la région de Moscou et des territoires avoisinants. Les autorités n’ont pas précisé le nombre exact d’appareils abattus, mais elles ont confirmé que l’attaque visait la capitale et ses infrastructures. Aucune victime ni dégât majeur n’a été signalé du côté russe à la suite de cette opération.
Frappes russes en Ukraine
Parallèlement à ces événements, l’armée russe a mené des attaques dans le sud et le nord-est de l’Ukraine, faisant au moins six morts parmi les civils. Dans la région de Kherson, au sud, des tirs d’artillerie ont tué quatre personnes, tandis que dans la région de Kharkiv, au nord-est, deux autres civils ont perdu la vie lors de bombardements. Les autorités ukrainiennes ont dénoncé ces frappes, les qualifiant de « crimes de guerre », sans toutefois fournir de bilan consolidé supplémentaire.
Contexte et implications
Cette nouvelle vague de drones sur Moscou survient quelques jours après une attaque massive similaire, survenue le 18 juin, qui avait déjà mis en lumière la vulnérabilité de la capitale russe face à ce type de menace. Ces incursions, que Kiev ne revendique pas officiellement mais dont l’origine ukrainienne est largement admise, interviennent dans un contexte de regain d’intérêt de l’administration américaine pour le conflit, notamment après le sommet du G7. La fermeture des aéroports moscovites, même brève, illustre la pression croissante exercée par l’Ukraine sur les arrières russes, alors que les combats se poursuivent sur le front.
Bilan humanitaire
Les frappes russes dans le sud et le nord-est de l’Ukraine s’inscrivent dans une escalade des violences qui touche particulièrement les zones proches de la ligne de front. Les six victimes civiles recensées ce lundi portent le bilan des morts depuis le début du mois à plusieurs dizaines, selon les autorités locales. Les organisations humanitaires appellent à une protection accrue des populations, tandis que les discussions diplomatiques peinent à aboutir à une désescalade.