Le surveillant pénitentiaire de la maison d’arrêt de Villepinte, interpellé dans le cadre de l’enquête sur l’évasion du détenu surnommé Ganito, a été mis en examen et écroué, a confirmé le parquet de Bobigny. L’audience, tenue le 29 mai, a conduit un juge d’instruction à ordonner son incarcération.
Ce fonctionnaire, âgé d’une trentaine d’années, est soupçonné d’avoir participé activement à la fuite de Ganito, qui s’est évadé de l’établissement pénitentiaire il y a quelques jours. Les investigations ont rapidement orienté les enquêteurs vers une complicité interne, et le surveillant était en service au moment des faits.
Trois personnes interpellées
L’enquête avait débuté par le placement en garde à vue de trois individus, parmi lesquels le frère du détenu et ce surveillant. Après plusieurs heures d’audition, le parquet a requis le placement en détention provisoire du fonctionnaire, et le juge des libertés et de la détention a suivi ces réquisitions. Les deux autres suspects, dont le frère de Ganito, sont toujours entendus par les enquêteurs ; leur statut pourrait évoluer dans les prochains jours.
D’après des sources concordantes, les éléments recueillis par la police judiciaire – notamment des relevés téléphoniques et des images de vidéosurveillance – ont permis d’étayer les soupçons pesant sur le surveillant. La mise en examen signifie que le juge d’instruction estime qu’il existe des indices graves ou concordants rendant vraisemblable sa participation aux faits reprochés. L’intéressé bénéficie de la présomption d’innocence.
Recherche du fugitif
Ganito, le détenu évadé, reste activement recherché par les forces de l’ordre. Un avis de recherche a été diffusé, et des vérifications sont menées dans plusieurs régions. Connu pour des affaires de droit commun, il ne présenterait pas de dangerosité particulière, mais sa cavale constitue une priorité judiciaire.
La prison de Villepinte fait parallèlement l’objet d’une inspection administrative afin d’identifier d’éventuelles failles de sécurité ayant permis l’évasion. L’administration pénitentiaire a annoncé des mesures de renforcement de la surveillance. L’enquête se poursuit sous la direction d’un juge d’instruction, notamment pour déterminer si d’autres personnes ont été impliquées.