Un geste controversé en première période
À la demi-heure de jeu, alors que le PSG poussait pour ouvrir le score, un centre tiré par un joueur parisien a heurté le bras de Bukayo Saka, positionné dans la surface de réparation d'Arsenal. Les joueurs du club de la capitale ont immédiatement réclamé un penalty, mais l'arbitre Daniel Siebert a laissé le jeu se poursuivre. La décision a ensuite été vérifiée par le VAR, qui n'a pas jugé nécessaire d'inviter l'arbitre à revoir les images.
Les critères retenus par l'arbitrage
Selon les instructions de l'International Football Association Board (IFAB), une main est sanctionnable si le joueur agrandit délibérément sa surface corporelle ou si son bras se trouve dans une position non naturelle. Dans le cas de Saka, les officiels ont estimé que son bras était proche du corps et qu'il n'avait pas volontairement cherché le contact avec le ballon. La proximité du tir et la vitesse du cuir ont également joué en faveur du joueur d'Arsenal.
Une décision conforme au règlement
Les images montrent que Saka tournait le dos au tireur au moment du centre. Son bras, légèrement écarté pour garder l'équilibre, se trouvait dans une position jugée naturelle par le corps arbitral. La règle précise qu'un penalty ne doit être accordé que si le joueur « rend son corps artificiellement plus grand » ou si le ballon touche son bras alors que celui-ci est au-dessus de l'épaule. Aucune de ces conditions n'était réunie selon l'arbitre.
Pas d'intervention de la VAR
La VAR, dirigée depuis le centre de visionnage, a examiné l'action mais n'a pas estimé qu'il s'agissait d'une « erreur claire et évidente » de la part de Siebert. Conformément au protocole, l'arbitre central n'a donc pas été rappelé pour visionner les images au bord du terrain. Cette absence d'intervention a provoqué la frustration des supporters et des joueurs parisiens, mais les spécialistes de l'arbitrage ont souligné la cohérence de la décision avec la jurisprudence récente en Ligue des champions.
Un précédent dans la compétition
Plusieurs situations similaires ont été observées lors des éditions précédentes, où des mains non sanctionnées ont suscité le débat. La ligne directrice imposée par l'UEFA aux arbitres est claire : seules les mains clairement volontaires ou les bras anormalement écartés doivent être sifflées. Dans le cas de Saka, l'absence de mouvement délibéré vers le ballon et la position naturelle du bras ont conduit à ne pas interrompre le jeu.
Les réactions après le match
Sur le terrain, l'entraîneur du PSG a exprimé son mécontentement auprès du quatrième arbitre, tandis que les joueurs d'Arsenal ont estimé que la décision était juste. Aucun commentaire officiel n'a été publié par la direction du match. Le résultat final (non précisé dans les sources) n'a pas été impacté de manière décisive par cet épisode, mais l'action restera comme l'un des moments clés de la rencontre.
Un rappel des règles en vigueur
Pour mémoire, la réglementation actuelle de l'IFAB distingue deux cas : une main peut être sanctionnée par un coup franc ou un penalty si le joueur touche le ballon de manière intentionnelle, ou si son bras est dans une position qui agrandit artificiellement la surface du corps. En revanche, si le ballon vient heurter le bras alors que celui-ci est dans une position naturelle et que le joueur n'a pas eu le temps de réagir, l'arbitre ne doit pas siffler. Cette interprétation, appliquée par Siebert, est conforme à l'esprit du jeu.
Conclusion
Si la controverse demeure chez les supporters parisiens, l'analyse technique confirme que l'arbitrage a respecté les textes. La main de Bukayo Saka, involontaire et dans une position naturelle, ne justifiait pas l'octroi d'un penalty. Le PSG devra se concentrer sur d'autres occasions manquées pour expliquer l'absence de victoire ce soir-là.