Plusieurs personnes ont été interpellées par la police du parc national des États-Unis pour des actes de vandalisme commis au niveau du bassin du Mémorial Lincoln (Lincoln Memorial Reflecting Pool), a annoncé samedi 21 juin le président Donald Trump sur son réseau Truth Social. Selon un responsable administratif cité par l'agence Associated Press, cinq individus ont été placés en état d'arrestation pour vandalisme et cinq autres ont fait l'objet de citations à comparaître. Au total, quatorze plaintes ont été enregistrées.

Des accusations graves

Dans son message, le chef de l'État a évoqué « des crimes très graves liés à la destruction de monuments nationaux » et affirmé que les auteurs encourent « des années de prison ». Il a également précisé que les travaux de réparation débuteraient « immédiatement ». Selon le président, le bassin devra probablement être vidé de nouveau pour permettre les réparations nécessaires.

Dommages et investigations

L'affaire a commencé après que l'eau du bassin est devenue d'une couleur vert fluo en raison de la prolifération d'algues, et que des déchirures sont apparues sur une surface de teinte « bleu drapeau américain » choisie par le président lui-même. M. Trump a affirmé qu'un individu aurait utilisé une lame pour « faire une entaille de 75 mètres de long dans la belle façade ». Le Service des parcs nationaux (National Park Service) n'avait pas encore répondu aux demandes de commentaires formulées par les médias samedi.

Contexte et réactions

Le président a indiqué dimanche 22 juin avoir inspecté lui-même le bassin et assuré que les réparations allaient « commencer immédiatement ». Les autorités n'ont pas encore fourni de preuves des allégations de vandalisme, et aucun communiqué officiel n'a été publié pour confirmer les détails techniques des dégradations. L'arrestation a eu lieu alors que des passants, dont David Hearn, un habitant de Bethesda (Maryland) âgé de 67 ans, s'arrêtaient sur les lieux lors de leur promenade.