De nouvelles révélations viennent entacher la réputation de Thomas Lilti, créateur de la série à succès « Hippocrate ». Selon une enquête publiée par un site d’information indépendant, le réalisateur aurait filmé à son insu une femme de son entourage dans le plus simple appareil, à l’aide d’une caméra cachée.

Les faits remontent à 2024. Alors qu’elle effectuait le tri de ses fichiers sur son ordinateur, la plaignante – désignée sous le prénom de Clara – est tombée sur plusieurs vidéos la montrant nue, séquences dont elle ignorait totalement l’existence. Elle aurait également découvert qu’un logiciel de surveillance baptisé « Spy Cam » avait été installé sur sa machine. Ces enregistrements auraient été réalisés alors qu’elle résidait temporairement chez Thomas Lilti.

Confronté à ces éléments, le cinéaste, également médecin de formation, a fermement nié les faits. Il a déclaré n’avoir « jamais vu ces vidéos », quand bien même les éléments recueillis tendraient à montrer que c’est lui qui les a lancées puis arrêtées. Dans ses déclarations, Thomas Lilti s’est présenté comme la cible de personnes avec lesquelles il « ne travaille plus », « liguées » contre lui.

D’autres accusations : plagiat et exercice illégal de la médecine

Ces révélations interviennent dans le cadre d’une enquête plus large qui épingle également le réalisateur pour des faits de plagiat. Plusieurs scénaristes – des femmes pour la plupart – l’accusent d’avoir pillé leur travail sans les créditer ni les rémunérer. Par ailleurs, Thomas Lilti aurait continué à pratiquer la médecine après sa radiation de l’Ordre des médecins, intervenue en 2012, ce qui constitue un exercice illégal de la profession.

Le médecin-cinéaste, connu pour ses fictions se déroulant dans le milieu hospitalier, voit ainsi sa crédibilité professionnelle gravement mise en cause. Il oppose un déni catégorique à l’ensemble de ces griefs.

Un retentissement médiatique et judiciaire attendu

L’affaire, rendue publique par l’enquête de presse, a été largement reprise par plusieurs médias nationaux. À ce stade, aucune procédure judiciaire n’a été officiellement annoncée, mais la gravité des faits allégués – voyeurisme, violation de l’intimité, usage d’un logiciel espion – pourrait conduire à des poursuites pénales.

Le monde du cinéma français suit cette affaire avec attention, d’autant que Thomas Lilti est une figure reconnue du petit écran grâce à la série « Hippocrate », diffusée sur une chaîne publique. Pour l’heure, ni sa maison de production ni les diffuseurs de la série n’ont formulé de commentaire public.