Caracas – Les survivants des deux séismes qui ont frappé le Venezuela décrivent un événement « brutal et rapide ». Selon les autorités locales, il s’agit du plus violent tremblement de terre enregistré dans le pays depuis plus de 125 ans. Les opérations de sauvetage se poursuivent sans relâche, avec l’aide de nombreux volontaires qui fouillent les décombres dans l’espoir de retrouver des personnes encore en vie.

Des secousses dévastatrices

Les deux secousses, survenues à quelques minutes d’intervalle, ont provoqué l’effondrement de nombreux bâtiments, en particulier dans la ville côtière de La Guaira. Des habitants racontent avoir vu les murs s’écrouler en quelques secondes. « Tout s’est passé très vite. La première secousse a été suivie d’une seconde, plus forte. Les immeubles se sont effondrés comme des châteaux de cartes », témoigne un rescapé. Des familles entières sont portées disparues, et de nombreux proches errent dans les rues, cherchant des nouvelles de leurs parents.

La mobilisation des volontaires

Face à l’ampleur des destructions, des groupes de citoyens se sont organisés spontanément pour participer aux opérations de sauvetage. Muni d’outils rudimentaires – pelles, pioches, parfois à mains nues – ils creusent méthodiquement les gravats des immeubles effondrés. Des photographies montrent des volontaires s’activant au milieu des ruines, tandis que des engins de chantier tentent de dégager les blocs de béton. Les images diffusées par les agences de presse témoignent de la désolation qui règne dans les zones sinistrées.

Un appel à l’aide internationale

Plusieurs survivants et familles de disparus lancent un appel pressant à la communauté internationale pour obtenir des moyens supplémentaires. « Nous avons besoin de matériel lourd, de chiens renifleurs, de tout ce qui peut nous aider à sortir les gens des décombres », implore un volontaire. Les capacités locales semblent insuffisantes face à l’étendue de la catastrophe. Les pays voisins ont proposé leur assistance, mais la coordination des secours reste un défi. Les routes coupées et les réseaux d’eau et d’électricité gravement endommagés compliquent l’accès aux zones les plus touchées.

Le pire séisme depuis plus d’un siècle

Ce double séisme est considéré comme le plus destructeur au Venezuela depuis plus de 125 ans. Les dégâts matériels sont considérables : des quartiers entiers sont rasés, les réseaux d’eau et d’électricité sont en grande partie hors service, et les routes sont coupées. Les hôpitaux de la région sont saturés et accueillent un afflux de blessés dans des conditions difficiles. Les autorités ont activé des cellules de crise, mais la priorité absolue reste la recherche de survivants.

Des témoignages poignants

« On a senti deux secousses successives. La seconde a été la plus violente. Les murs se sont effondrés autour de nous », raconte une habitante de La Guaira, encore sous le choc. Beaucoup ont tout perdu et cherchent un abri. Les espoirs s’amenuisent au fil des heures, mais les volontaires continuent inlassablement leur travail. Les images des photographes présents sur place immortalisent des scènes de désolation : immeubles éventrés, rues jonchées de débris, visages marqués par la douleur. Ces clichés illustrent l’ampleur de la catastrophe et circulent largement.

Solidarité et détermination

Malgré l’horreur, la solidarité s’organise. Des points de collecte de dons et de nourriture ont été improvisés. Les secouristes, épuisés, sont relayés par de nouvelles équipes de bénévoles. « On ne lâchera pas tant qu’il y aura une chance de trouver quelqu’un vivant », confie un sauveteur. La mobilisation est totale, mais le temps presse. Chaque heure qui passe réduit les chances de retrouver des survivants sous les décombres.

Les prochains jours seront décisifs pour les opérations de secours. Le Venezuela fait face à l’une des pires catastrophes naturelles de son histoire récente.