Un appel de détresse au large d'Oman
Lundi 8 juin 2026, un navire cargo battant pavillon libérien, le MT Merry Vex, a émis un signal de détresse alors qu'il naviguait au large des côtes omanaises, à proximité du détroit d'Ormuz. Les premières informations évoquaient une attaque, mais un responsable du ministère indien de la Marine marchande, Opesh Kumar Sharma, a par la suite indiqué aux journalistes qu'un incendie s'était déclaré à bord. Le navire comptait vingt-quatre membres d'équipage indiens.
Le syndicat privé Forward Seamen's Union of India (FSUI) a diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo montrant une épaisse fumée noire s'élevant d'une extrémité du bâtiment, ainsi qu'une embarcation non identifiée à proximité. Le message, qui interpellait la marine indienne, les ministères des Affaires étrangères et de la Marine marchande, ainsi que la Fédération internationale des ouvriers du transport, a reçu une réponse de l'ambassade de l'Inde à Oman. Celle-ci a demandé un numéro de téléphone pour entrer en contact, puis a confirmé avoir établi une liaison. Moins de deux heures plus tard, le FSUI a publié une seconde vidéo montrant l'évacuation des membres de l'équipage.
Les marchés actions indiens dans le rouge
Parallèlement à cet incident en mer, la place financière de Bombay a connu une séance difficile. Les indices boursiers indiens ont encore reculé lundi, dans un contexte de tensions géopolitiques au Moyen-Orient, de hausse des cours du brut et de craintes d'un nouveau relèvement des taux directeurs par la Réserve fédérale américaine. Une heure après l'ouverture, le Sensex et le Nifty perdaient chacun environ 0,7 %. Depuis le début de l'année 2026, ces deux indices ont chuté respectivement de plus de 13 % et de plus de 10 %, une dégringolade qui pèse lourdement sur les investisseurs particuliers.
Réactions gouvernementales
Le ministre indien du Pétrole a estimé qu'une extension de la crise dans le Golfe serait préoccupante pour l'approvisionnement énergétique. De son côté, le ministre du Commerce a minimisé la portée des nouveaux droits de douane proposés par les États-Unis, estimant que leur impact serait limité pour les exportations indiennes.
Manifestation à Manipur pour la mise à jour du registre des citoyens
Dans l'État du Manipur, plusieurs milliers de personnes ont manifesté lundi pour exiger la mise à jour du controversé Registre national des citoyens (NRC) avant le recensement décennal prévu dans cet État du nord-est. Organisé par quatorze organisations de la société civile, le rassemblement a parcouru cinq kilomètres dans la capitale Imphal sous haute surveillance policière. Les manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Ne négligez pas Manipur » et « Pas de mise à jour du NRC, pas de recensement », réclamant l'identification et l'expulsion des migrants illégaux.
Le NRC, instrument de la politique du gouvernement Modi visant à identifier et à expulser les personnes entrées illégalement en Inde, a déjà été mis en œuvre dans l'État voisin de l'Assam, où près de deux millions de personnes, hindous et musulmans confondus, ont été exclues de la citoyenneté indienne. La demande de son extension au Manipur s'intensifie, alimentée par la crainte d'une infiltration illégale en provenance du Myanmar voisin. L'État est par ailleurs en proie à un conflit ethnique non résolu qui s'aggrave.