Au lendemain des incidents qui ont émaillé les réjouissances populaires suivant le deuxième titre européen du Paris Saint-Germain, le vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenu, a pris la parole pour critiquer la réponse pénale et appeler à une plus grande implication des parents. Dans des déclarations relayées ce dimanche, l'élu a estimé que la justice faisait preuve de laxisme, allant jusqu'à parler d'une « clochardisation de la justice ». Par cette formule choc, il a voulu dénoncer ce qu'il perçoit comme un affaiblissement de l'autorité judiciaire face aux débordements.
Parallèlement, M. Chenu a plaidé pour une « responsabilisation des familles » des mineurs impliqués dans les violences et les dégradations commises dans la capitale après la finale remportée à Budapest. Selon lui, les parents doivent être tenus pour comptables des actes de leurs enfants, une mesure qui pourrait, à ses yeux, dissuader de nouveaux débordements lors de futures manifestations sportives.
Un contexte de tensions
Les festivités entourant la victoire du PSG contre le Real Madrid (3-1) se sont transformées en scènes de chaos dans plusieurs secteurs de Paris et en banlieue. Des heurts ont opposé des groupes de supporters aux forces de l'ordre, tandis que des commerces et des véhicules ont été dégradés. Le préfet de police avait pourtant mis en place un dispositif de sécurité renforcé autour du Parc des Princes et des Champs-Élysées, mais les incidents ont débordé en périphérie.
Les propos de Sébastien Chenu s'inscrivent dans une séquence politique où la question de l'ordre public est centrale. Alors que le gouvernement n'a pas encore communiqué de bilan officiel des interpellations, le vice-président du RN a estimé que les mesures actuelles sont insuffisantes et que la justice doit être plus sévère. Il a également appelé à une réflexion sur l'encadrement des rassemblements de supporters.
Des propositions qui divisent
La sortie de M. Chenu a suscité des réactions contrastées au sein de la classe politique. Si certains élus de droite et d'extrême droite ont salué sa fermeté, d'autres, notamment à gauche, lui ont reproché d'instrumentaliser un fait divers à des fins électorales. Aucune réponse officielle n'a pour l'instant été formulée par le ministère de la Justice ni par celui de l'Intérieur.
L'élu nordiste, souvent en première ligne sur les questions sécuritaires, semble vouloir capitaliser sur ce sujet dans la perspective de l'élection présidentielle de 2027. Reste à savoir si ses propositions, notamment la responsabilisation des familles, trouveront un écho dans la majorité présidentielle et au-delà.