Le garde des Sceaux a pris position dans le débat pénal suscité par le décès de Lyhanna, une adolescente dont l’affaire a ému l’opinion. Sébastien Lecornu a avancé l’idée d’un alourdissement des sanctions pour les individus reconnus coupables de viols sur plusieurs enfants ou adolescents. Cette annonce intervient alors que le nom de Jérôme Barella, mis en cause dans cette affaire, est régulièrement cité dans les médias.

Une proposition formulée au sommet de l’État

Le locataire de la place Vendôme a fait savoir qu’il souhaitait que la loi soit modifiée afin de mieux réprimer les auteurs de viols ayant fait plusieurs jeunes victimes. Selon ses déclarations, le système pénal actuel ne permettrait pas de répondre de manière assez sévère à ce type de crimes en série. Le ministre n’a pas encore détaillé le quantum des peines envisagé, mais il a indiqué qu’une réflexion était en cours avec plusieurs de ses collègues du gouvernement.

Cette orientation a été présentée alors que se tenait à Matignon une réunion de travail réunissant cinq ministres, convoqués par le chef du gouvernement. L’ordre du jour portait notamment sur les suites judiciaires et les mesures législatives à prendre après la mort de la jeune Lyhanna.

Le contexte de l’affaire Lyhanna

Lyhanna, une adolescente, a trouvé la mort dans des circonstances qui ont conduit à l’ouverture d’une enquête pour viols et meurtre. Jérôme Barella, placé en détention provisoire, est le principal suspect. L’affaire a provoqué une vive émotion dans le pays et relancé les discussions sur l’efficacité de la protection des mineurs face aux violences sexuelles.

Des associations de défense des droits des enfants ont salué la volonté affichée par le ministre, tout en appelant à ne pas limiter la réponse pénale à un simple alourdissement des peines. Elles demandent également des moyens accrus pour la prévention et la prise en charge des victimes.

Un débat parlementaire en perspective

Le gouvernement semble vouloir traduire rapidement cette orientation en texte législatif. Plusieurs élus de la majorité comme de l’opposition se sont déjà déclarés favorables à un examen prioritaire de cette question. Certains parlementaires ont toutefois prévenu qu’ils seraient attentifs à ce que la réforme ne se résume pas à une réponse pénale symbolique, mais s’accompagne de mesures structurelles pour la justice des mineurs.

Les modalités précises de la réforme devraient être précisées dans les prochaines semaines, alors que le Parlement s’apprête à examiner plusieurs textes relatifs à la protection de l’enfance. Le ministre de la Justice a promis de consulter les professionnels de la protection judiciaire de la jeunesse et les associations avant de finaliser son projet.