Le président de la République, Emmanuel Macron, a accueilli lundi à l'Élysée le sultan d'Oman, Haïtham ben Tariq, pour une visite inédite. C'est la première fois que le dirigeant de ce sultanat du Golfe se rend en France. Au centre des échanges, la situation du détroit d'Ormuz, passage maritime stratégique pour le transport pétrolier mondial, dont la réouverture « libre et sans condition » a été plaidée par Paris.

Un plaidoyer pour la liberté de navigation

Face à la tension qui règne dans la zone, Emmanuel Macron a exhorté son homologue omanais à œuvrer pour une reprise totale du trafic dans cette voie d'eau essentielle. La France souhaite que ce corridor, régulièrement perturbé par des blocages ou des menaces, retrouve un fonctionnement normal, garantissant la sécurité des approvisionnements énergétiques.

Des ambitions économiques affichées

Au-delà des enjeux géopolitiques, la visite a été l'occasion de sceller une ambition économique renouvelée. « Nous voulons clairement établir avec vous un partenariat très spécial », a déclaré Emmanuel Macron au sultan, selon des propos rapportés. Cette déclaration traduit la volonté de Paris de densifier les relations commerciales et d'investissement entre les deux pays, dans des secteurs comme l'énergie, les infrastructures ou les technologies.

Une rencontre au sommet

Le sultan Haïtham ben Tariq, arrivé à Paris dimanche, a été reçu avec les honneurs. Cette première visite officielle marque une étape dans le rapprochement entre la France et ce sultanat historiquement neutre dans les conflits régionaux. Les deux dirigeants ont également évoqué des sujets bilatéraux, sans que le détail des accords signés ne soit précisé.

Un contexte régional tendu

La visite intervient alors que la région du Golfe connaît des tensions récurrentes autour du détroit d'Ormuz, par lequel transite près d'un tiers du pétrole brut transporté par voie maritime. Oman, qui partage une frontière maritime avec l'Iran et contrôle une partie du détroit, est un acteur clé pour toute négociation sur la sécurité énergétique mondiale.