La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a annoncé son intention de proposer une minute de silence en hommage à trois personnes décédées dans des circonstances tragiques. Elle soumettra cette demande à la conférence des présidents, l'instance qui organise les travaux parlementaires.
L'hommage porterait sur la jeune Lyhanna, dont le décès a suscité une vive émotion, sur le gendarme Dorian Larigaudrie, mort dimanche dernier alors qu'il était en mission, et sur Noahm, un jeune homme de 19 ans victime d'une violente agression le 30 mai dernier à Metz. Plusieurs associations avaient réclamé que la représentation nationale observe un temps de recueillement pour Noahm.
Un geste de mémoire collective
Cette initiative intervient alors que les trois affaires ont marqué l'opinion publique. Le drame de Lyhanna a provoqué une onde de choc, tandis que la mort du militaire a rappelé les risques quotidiens des forces de l'ordre. L'agression mortelle de Noahm, qualifiée de crime homophobe par plusieurs voix, avait déjà suscité des demandes d'hommage de la part d'associations LGBT+.
La conférence des présidents doit se prononcer sur cette proposition. Si elle est validée, la minute de silence pourrait être observée dès la prochaine séance publique, vraisemblablement mardi. Ce type de geste symbolique est régulièrement pratiqué à l'Assemblée nationale pour honorer la mémoire de personnalités ou de victimes d'événements marquants.
Un hommage unitaire
En réunissant ces trois noms dans une même proposition, Yaël Braun-Pivet entend témoigner de la diversité des drames qui ont frappé la société française récemment. Le gendarme Dorian Larigaudrie, décédé dans l'exercice de ses fonctions, rejoint ainsi Lyhanna et Noahm dans un même élan de recueillement.
Les modalités exactes de cet hommage seront précisées après la réunion de la conférence des présidents. D'ores et déjà, cette annonce a été saluée par plusieurs élus qui y voient une marque de respect nécessaire envers les victimes et leurs proches.