Le 2 juin 2026, Yssoufou Traoré, frère cadet d'Adama Traoré, a été condamné par le tribunal à une peine de huit mois d'emprisonnement. Cette peine sera exécutée sous la forme d'un placement sous bracelet électronique. Il était poursuivi pour outrage et violences envers des agents de la force publique.

Les faits jugés remontent à juillet 2023. Ce jour-là, une marche était organisée en hommage à son frère aîné Adama Traoré. Lors de ce rassemblement, Yssoufou Traoré a été interpellé par des membres de la brigade de répression des actions violentes motorisées (Brav-M). L'intervention a rapidement dégénéré. Selon les éléments rapportés dans le dossier, l'intéressé aurait reçu des coups de la part des policiers, mais c'est lui qui a finalement été mis en cause. Les poursuites initiales pour rébellion ont été requalifiées en outrage et violences.

À l'audience, la défense a vivement contesté la version des forces de l'ordre. L'avocat de Yssoufou Traoré a dénoncé ce qu'il a qualifié « d'une mascarade judiciaire », estimant que son client n'était pas l'auteur des violences mais bien la victime. Le tribunal, de son côté, a retenu la culpabilité du prévenu et a prononcé une peine d'emprisonnement avec aménagement.

Cette condamnation s'inscrit dans le prolongement de l'affaire Adama Traoré, qui continue de susciter des débats sur les pratiques policières et l'égalité devant la justice. La famille Traoré et ses soutiens ont déjà fait part de leur intention de se pourvoir en appel, bien qu'aucune décision officielle n'ait été annoncée à ce stade.

Le dispositif du bracelet électronique permettra à Yssoufou Traoré de purger sa peine à son domicile, sous surveillance, évitant ainsi l'incarcération en milieu fermé.