Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a effectué une visite au Royaume-Uni, où il a participé à un sommet militaire destiné à renforcer la coordination entre alliés et à discuter des besoins immédiats des forces ukrainiennes. Cette visite intervient dans un contexte de tensions renouvelées sur le front et de pressions diplomatiques accrues.
En parallèle, un drone russe a frappé un site situé à proximité immédiate de la centrale nucléaire de Tchernobyl. L'incident a provoqué l'inquiétude des autorités ukrainiennes, qui ont dénoncé une atteinte à la sécurité nucléaire. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a été alertée et a indiqué suivre la situation de près, tout en précisant que les niveaux de radioactivité n'avaient pas augmenté de manière significative pour l'instant.
Un sommet à Londres pour organiser le soutien militaire
Lors de son déplacement à Londres, Volodymyr Zelensky a rencontré le Premier ministre britannique, ainsi que des représentants de plusieurs pays alliés. Ce sommet avait pour objectif de coordonner les futurs envois d'armes et de munitions, et d'accélérer la formation des soldats ukrainiens. Le président ukrainien a insisté sur l'urgence de la situation face aux offensives russes qui se multiplient, notamment dans l'est et le sud du pays.
Le gouvernement britannique a annoncé un nouveau paquet d'aide militaire, comprenant des systèmes de défense antiaérienne et des véhicules blindés. Aucun montant exact n'a été communiqué, mais les responsables ont souligné que ce soutien s'inscrivait dans la durée.
Frappe près de Tchernobyl : une menace nucléaire évitée de justesse
La frappe de drone russe, survenue dans la nuit du 6 au 7 juin 2026, a touché un bâtiment technique situé à quelques centaines de mètres du sarcophage recouvrant le réacteur accidenté de la centrale de Tchernobyl. L'explosion a endommagé des installations et provoqué un incendie, rapidement maîtrisé par les pompiers ukrainiens.
Les autorités ukrainiennes ont immédiatement dénoncé un acte de « terrorisme nucléaire » et appelé la communauté internationale à réagir. Le ministère de la Défense russe n'a pas commenté ces accusations, mais a réitéré que ses frappes ne visaient que des infrastructures militaires ukrainiennes.
L'AIEA a confirmé que les détecteurs de radiation autour du site n'avaient pas enregistré d'anomalies. L'organisation a toutefois exprimé sa « profonde préoccupation » face à la multiplication des incidents à proximité de sites nucléaires en Ukraine.
Une escalade qui inquiète les Occidentaux
Ces deux événements surviennent alors que les pourparlers de paix sont au point mort. Le président russe Vladimir Poutine a rejeté catégoriquement le plan de paix proposé par Volodymyr Zelensky, estimant qu'il ne tenait pas compte des intérêts sécuritaires de la Russie.
L'Otan, de son côté, a redouté une possible attaque russe contre un pays membre dès 2030, selon un rapport interne divulgué. Ce document évoque une capacité de reconstruction des forces russes plus rapide que prévu, ce qui pousse l'alliance à renforcer sa présence en Europe de l'Est.
La visite de Zelensky à Londres et la frappe près de Tchernobyl illustrent la tension permanente qui règne sur le théâtre ukrainien, entre combats intenses, menaces nucléaires et efforts diplomatiques bloqués.