Un maintien des épreuves confirmé

Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a pris la parole ce mercredi 27 mai pour dissiper les inquiétudes liées aux fortes chaleurs et à leur impact sur le déroulement du baccalauréat. Interrogé sur un possible report des épreuves en raison des températures élevées, il a répondu sans ambiguïté : « Il n'est pas prévu de reporter les épreuves du baccalauréat ». Cette déclaration intervient alors que la France connaît un épisode de chaleur précoce pour la saison, suscitant des interrogations parmi les candidats et leurs familles.

Des mesures d'adaptation possibles

Si le ministre a fermement exclu tout report généralisé, il n'a pas écarté la possibilité de mesures d'adaptation locales. Les autorités académiques pourraient, le cas échéant, prendre des dispositions pour garantir des conditions de passage optimales aux élèves, notamment dans les salles d'examen où la chaleur pourrait être la plus éprouvante. Ces mesures pourraient aller de l'ouverture de fenêtres à la distribution d'eau, sans toutefois remettre en cause le calendrier national des épreuves.

Un contexte météorologique préoccupant

L'épisode de chaleur actuel, qualifié de précoce, a conduit plusieurs syndicats enseignants et associations de parents d'élèves à demander des aménagements ou un report des épreuves. Ils invoquent le risque de baisse de concentration et de fatigue accrue pour les lycéens, particulièrement dans les académies du sud de la France, où les températures peuvent atteindre des niveaux très élevés dès le mois de mai. Le ministre a toutefois estimé que les conditions restaient compatibles avec la tenue des examens.

Une décision qui suscite des réactions

Cette position ferme du ministère de l'Éducation nationale intervient après des précédents où des vagues de chaleur ont perturbé le déroulement d'examens nationaux. En 2023, plusieurs académies avaient dû adapter l'organisation des épreuves du brevet et du bac en raison d'une canicule tardive. Cette année, le choix de ne pas reporter le bac repose sur l'analyse des services météorologiques, qui prévoient une baisse des températures dans les jours à venir, ainsi que sur la volonté de ne pas allonger une période d'examens déjà complexe à organiser.

Les syndicats d'enseignants et les associations de parents d'élèves ont exprimé leurs réserves, jugeant que la priorité devrait être la santé et le bien-être des candidats. Certains appellent à un renforcement des consignes données aux chefs d'établissement pour qu'ils puissent adapter localement les conditions de passage, sans attendre une directive nationale. De son côté, le ministère rappelle que des instructions ont déjà été transmises aux recteurs pour anticiper les épisodes de chaleur et que des mesures de bon sens peuvent être mises en place localement.