Le nouveau Premier ministre hongrois, Péter Magyar, se rend à Bruxelles ce jeudi 28 mai pour tenter de débloquer les fonds européens gelés, une somme estimée à plusieurs milliards d'euros, et obtenir un versement rapide. Ce voyage intervient dans un contexte où la Hongrie, sous la direction de son nouveau chef de gouvernement, cherche à renouer le dialogue avec les institutions européennes après des années de tensions.
Une rencontre reportée
Péter Magyar devait rencontrer la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dès ce jeudi. Cependant, selon plusieurs sources concordantes, cet entretien a été reporté à la semaine prochaine. Les raisons de ce report ne sont pas précisées, mais il intervient alors que les discussions sur le dégel des fonds sont toujours en cours. La Hongrie espère obtenir le versement de sommes importantes, notamment dans le cadre du plan de relance post-pandémie et des fonds de cohésion.
Un enjeu financier majeur
Les fonds européens bloqués représentent une manne financière cruciale pour le budget hongrois. Le Premier ministre Magyar, en quête de ce dégel et de ses millions, fait de ce dossier une priorité de son mandat. La Commission européenne conditionne le versement de ces fonds à des réformes dans les domaines de l'état de droit, de la lutte contre la corruption et de l'indépendance de la justice. La nouvelle administration hongroise a pris plusieurs engagements en ce sens, mais les Vingt-Sept attendent des résultats concrets.
Un contexte politique tendu
Ce déplacement intervient dans un climat politique européen marqué par des divergences sur la gestion des fonds et le respect des valeurs fondamentales. Le précédent gouvernement hongrois, dirigé par Viktor Orbán, avait été régulièrement critiqué par Bruxelles pour ses positions sur l'état de droit et les libertés publiques. Péter Magyar, élu sur un programme de normalisation des relations avec l'Union européenne, espère convaincre les institutions que la Hongrie a changé de cap. Il devrait également rencontrer des responsables de la Commission pour discuter des réformes en cours et du calendrier de déblocage des fonds.
Des attentes élevées
La visite de Péter Magyar est suivie de près par les observateurs bruxellois et les capitales européennes. Le succès de cette mission pourrait ouvrir la voie à un dégel progressif des fonds, dès que les conditions fixées par la Commission seront remplies. En cas d'échec, la Hongrie risque de voir ses demandes repoussées, ce qui pourrait fragiliser son économie et compromettre les objectifs de réforme du nouveau gouvernement. Le report de la rencontre avec Ursula von der Leyen, bien que temporaire, a déjà suscité des interrogations sur la fluidité des négociations.