Sept morts en trois jours de canicule
Mardi 26 mai, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a annoncé un premier bilan provisoire de la vague de chaleur qui frappe la France. Selon les précisions fournies par son cabinet, cinq personnes sont décédées par noyade : deux en Gironde, une dans la Marne, une en Seine-et-Marne et une dans le Maine-et-Loire. Deux autres décès ont eu lieu lors de compétitions sportives à Lyon et à Paris. Au total, sept victimes sont à déplorer depuis le début du pic de chaleur.
Un discours sans mention du climat
Le même jour, le président de la République, Emmanuel Macron, a prononcé un discours pour célébrer « l’équipe de France de l’électrification ». Dans son intervention, il n’a fait aucune allusion au changement climatique, ni à la canicule en cours, ni aux mesures d’adaptation nécessaires. Ce silence intervient alors que la France est considérée comme l’un des pays au monde les plus exposés au réchauffement planétaire.
Une absence remarquée
L’omission du chef de l’État a été relevée par plusieurs observateurs, qui y voient soit un oubli, soit un aveuglement. La concomitance entre une canicule meurtrière et un discours entièrement tourné vers l’électrification sans lien avec les enjeux climatiques suscite des interrogations sur la priorité accordée à la crise environnementale dans la communication présidentielle.