Un nom qui claque
Caroline de Maigret, née en 1975, incarne une certaine figure de la Parisienne moderne : à la fois mannequin, productrice, égérie de mode et musicienne. Mais c’est sa passion pour le rock qui a toujours guidé ses choix. Tombée très jeune dans cette culture, elle en a fait le pivot de sa carrière.
Le Bus Palladium renaît grâce à elle
La dernière facette de ce parcours éclectique est la création des ambiances sonores du Bus Palladium. Le légendaire club du quartier Pigalle, qui a vu défiler des stars de la scène rock depuis les années 1960, a été récemment ressuscité en hôtel de luxe. Caroline de Maigret a été chargée de concevoir l’univers musical de l’établissement, mêlant habilement souvenirs du lieu et sons contemporains. « C’était un défi formidable, explique-t-elle, car il fallait à la fois respecter l’héritage du lieu et proposer une expérience auditive inédite. »
Un héritage familial et une carrière à cent à l’heure
Issue d’une bonne famille — son père est le comte Bertrand de Maigret —, Caroline a très tôt fréquenté les studios d’enregistrement et les salles de concert. « Je me souviens d’avoir vu des groupes comme les Rita Mitsouko en concert alors que je n’avais pas 15 ans », confie-t-elle. Ce background lui a permis de naviguer entre les mondes de la mode, de la musique et du luxe avec une aisance déconcertante.
Du mannequinat à la production musicale
Si elle est surtout connue du grand public pour ses collaborations avec les plus grandes marques de mode — elle a été l’égérie de Lancôme, Chanel ou encore Louis Vuitton —, Caroline de Maigret n’a jamais cessé de produire de la musique. Elle a notamment fondé le label discographique « Kwaidan Records », qui produit des artistes électro-rock, et participe régulièrement à des projets de bande originale de films. « La musique est le fil rouge de ma vie », résume-t-elle.
Une icône de style qui reste rock
Son look — cheveux longs, blouson de cuir, boots — est devenu une signature. Mais derrière l’image de femme libre et branchée, c’est une travailleuse acharnée, capable de passer de la scène d’un festival à un plateau de shooting en un week-end. « Je n’ai jamais voulu choisir entre mes passions, dit-elle. La mode et la musique sont deux formes d’expression qui se nourrissent l’une l’autre. »
Un projet qui fait écho à l’histoire du lieu
Le Bus Palladium, inauguré en 1965, a été un haut lieu du rock parisien. Des artistes comme David Bowie, The Clash ou encore les Rolling Stones s’y sont produits. Sa renaissance en hôtel de luxe, avec des chambres décorées dans un esprit rock’n’roll, s’accompagne donc logiquement d’une bande-son soignée. Caroline de Maigret a sélectionné des morceaux iconiques des années 1970 et 1980, tout en intégrant des artistes contemporains qu’elle produit ou admire. « Je voulais que chaque client, en entrant dans le hall, ressente l’énergie de ce lieu mythique. »
Disponible et passionnée
Interrogée sur son emploi du temps, elle sourit : « Je n’ai jamais eu de plan de carrière. Je suis simplement restée fidèle à ce qui me fait vibrer. » Une philosophie qui semble porter ses fruits, puisque le Bus Palladium renoue avec le succès, attirant une clientèle mélomane et branchée. Caroline de Maigret prouve une fois de plus que l’on peut être à la fois rockeuse et fille de bonne famille, sans jamais trahir ses racines.