Alors qu’un épisode caniculaire touche la France, David Lisnard, maire de Cannes et président de l’Association des maires de France (AMF), a vivement critiqué ce mercredi les lourdeurs administratives qui entravent, selon lui, l’installation massive de climatiseurs. Invité d’une chaîne d’information, le candidat à l’élection présidentielle a estimé que « la notice thermique pour construire une école fait 3.600 pages ». « On étouffe surtout sur la bureaucratie », a-t-il lancé, jugeant que le véritable obstacle n’est pas technique mais réglementaire.

Des normes jugées excessives David Lisnard, également président du parti Nouvelle Énergie, a insisté sur la nécessité d’équiper les bâtiments publics et privés de systèmes de climatisation face à la répétition des canicules. Mais il a pointé du doigt la complexité des procédures d’urbanisme et de construction, qui alourdissent les projets. « Il faut installer des climatiseurs partout », a-t-il affirmé, tout en précisant que les collectivités locales sont freinées par des exigences documentaires démesurées.

Un débat récurrent sur l’adaptation au climat Cette déclaration intervient dans un contexte où plusieurs régions connaissent des températures élevées, ravivant les discussions sur les moyens de protéger les populations vulnérables. Si les climatiseurs sont parfois critiqués pour leur impact environnemental, Lisnard a défendu leur rôle comme solution immédiate, tout en appelant à « sortir de la paperasse » qui bloque les initiatives locales.

Le poids de la réglementation thermique L’exemple de la notice thermique de 3 600 pages pour une école illustre, selon lui, l’inflation normative qui décourage les élus et les maîtres d’ouvrage. « On ne peut pas demander aux maires de s’adapter au changement climatique tout en les noyant sous des textes inapplicables », a-t-il conclu. Cette sortie relance le débat sur la simplification administrative, thème récurrent dans la campagne présidentielle.