À un peu plus d’un an de l’élection présidentielle de 2027, le Rassemblement national (RN) aborde la campagne avec un atout de taille : la certitude, pour son camp, d’être présent au second tour. C’est en tout cas l’analyse de François de Rugy, ancien ministre de la Transition écologique et ancien président de l’Assemblée nationale, qui s’est exprimé sur ce sujet le 26 mai 2026.
« Le RN est le seul parti qui est sûr d’être au second tour », a déclaré l’ancien élu, aujourd’hui en retrait de la vie politique. Selon lui, aucune autre formation politique ne peut affirmer avec une telle confiance qu’elle franchira l’étape du premier tour. Cette déclaration intervient alors que les forces politiques de tous bords s’activent en vue du scrutin de 2027, dont la date précise n’a pas encore été fixée mais qui doit se tenir au printemps.
Un constat qui reflète une dynamique électorale observée depuis plusieurs années
Les propos de François de Rugy s’inscrivent dans une tendance lourde des enquêtes d’opinion récentes. Si aucune donnée chiffrée n’a été mentionnée par l’ancien ministre, les sondages réalisés ces derniers mois placent régulièrement la candidate du RN, Marine Le Pen, en tête des intentions de vote au premier tour, devant les autres formations. Cette position de force lui offrirait une place quasi assurée au second tour, quel que soit son adversaire.
L’ancien président de l’Assemblée nationale n’a pas précisé quelle personnalité pourrait incarner la gauche ou la majorité sortante face au RN. Il n’a pas non plus commenté les stratégies d’alliances ou de primaires qui pourraient émerger dans les autres camps.
Un regard extérieur sur une séquence politique incertaine
François de Rugy, qui a siégé sous les couleurs d’Europe Écologie Les Verts puis de La République en marche avant de quitter la vie politique, porte un regard distancié sur l’état du paysage partisan. Son constat sur la domination du RN dans la course à la présidentielle rejoint les analyses de plusieurs observateurs, qui soulignent la fragmentation des autres blocs – gauche, droite classique, macronie – peinant à dégager une candidature unique ou une dynamique claire.
L’ancien ministre n’a pas évoqué d’hypothèses de second tour ni de pronostic sur l’issue finale du scrutin. Son intervention se limite à un état des lieux de la situation à un an de l’échéance, sans spéculer sur les reports de voix ou les coalitions possibles.