Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a déclaré ce mercredi 27 mai que « le mouvement #Metoo de l’enfance ne fait que commencer ». Cette prise de parole intervient dans le contexte des violences dans le périscolaire, un sujet pour lequel le ministre a appelé à une prise de conscience collective.
Le ministre de la Justice a souligné que, comme pour les violences sexistes et sexuelles dans le monde du travail ou du cinéma, la libération de la parole des victimes d’actes commis pendant l’enfance est un phénomène encore récent et appelé à s’amplifier. Il a insisté sur la nécessité de mieux protéger les enfants et de permettre aux victimes de s’exprimer sans crainte.
Contexte des déclarations Ces propos ont été tenus alors que le gouvernement multiplie les annonces en matière de protection de l’enfance. Gérald Darmanin a rappelé l’importance du travail des associations et des forces de l’ordre pour recueillir la parole des plus jeunes, mais aussi pour sanctionner les agresseurs. Il a également évoqué la formation des professionnels de l’éducation et de la justice pour détecter les signaux faibles de maltraitance.
Le ministre n’a pas donné de chiffres précis sur les signalements en cours, mais a estimé que « beaucoup reste à faire » pour que les victimes osent parler et soient entendues. Il a salué la prise de conscience récente de la société sur ces questions, tout en appelant à ne pas relâcher les efforts.
Réactions et implications Les associations de défense des droits de l’enfant ont accueilli favorablement ces déclarations, y voyant un signe de l’attention portée par l’exécutif à ce sujet. Plusieurs d’entre elles espèrent que cette prise de parole se traduira par des moyens supplémentaires pour la justice et l’aide aux victimes.
Les déclarations de Gérald Darmanin interviennent alors que des affaires de violences dans le périscolaire ont récemment défrayé la chronique, suscitant l’émoi dans l’opinion publique. Le ministre a insisté sur le rôle de la justice pour punir les coupables et sur l’importance de la prévention.
Une dynamique sociétale En réutilisant le terme #Metoo, le garde des Sceaux ancre son discours dans la continuité du mouvement mondial de libération de la parole des victimes d’agressions sexuelles, mais en l’appliquant spécifiquement aux violences subies pendant l’enfance. Il a estimé que cette dynamique est encore balbutiante et que de nombreuses victimes n’ont pas encore témoigné, faute de cadre protecteur suffisant.
Le gouvernement a annoncé ces derniers mois plusieurs mesures pour renforcer la protection des mineurs, notamment dans les établissements scolaires et périscolaires. Les déclarations de ce mercredy s’inscrivent dans cette démarche, sans qu’un nouveau dispositif législatif ou réglementaire soit annoncé.