Israël a intensifié sa campagne militaire contre le Hezbollah mardi, frappant des cibles dans tout le Liban et avançant plus profondément en territoire libanais après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré avoir ordonné à l'armée d'« augmenter les coups » contre le groupe soutenu par l'Iran.

L'armée israélienne a indiqué avoir frappé plus de 100 sites du Hezbollah pendant la nuit dans le sud et l'est du Liban, notamment des installations de stockage d'armes et des centres de commandement. Elle a également émis mardi un ordre d'évacuation pour l'ensemble de la ville de Nabatieh, l'une des plus grandes villes du sud du Liban, signalant que des frappes aériennes y étaient imminentes.

Mashghara, une localité de la vallée de la Bekaa, figurait parmi les zones touchées pendant la nuit, tuant au moins 11 personnes, dont deux enfants, selon le ministère libanais de la Santé. Interrogé sur cette frappe, l'armée israélienne a renvoyé à un communiqué antérieur indiquant qu'elle avait ciblé « des infrastructures du Hezbollah ».

Extension des opérations terrestres

"Nous sommes en guerre contre le Hezbollah", a déclaré M. Netanyahu dans une déclaration vidéo lundi soir, ajoutant qu'il avait ordonné à l'armée de "mettre davantage la pression".

Deux responsables militaires israéliens, qui ont requis l'anonymat pour discuter de plans sensibles, ont affirmé mardi que les troupes opéraient désormais au-delà de ce qu'Israël appelle la « ligne de défense avancée », une zone s'étendant sur plusieurs kilomètres à l'intérieur du sud du Liban qu'Israël occupe depuis son invasion du pays lors du conflit actuel.

Contexte de l'escalade

La guerre a éclaté en mars, peu après le début de l'offensive américano-israélienne contre l'Iran, lorsque le Hezbollah a tiré des roquettes de l'autre côté de la frontière en soutien à Téhéran. Une trêve négociée par les États-Unis est entrée en vigueur en avril, mais des attaques de représailles ont continué, chaque camp accusant l'autre de violer l'accord de cessez-le-feu.

Cette nouvelle escalade menace de compliquer les efforts diplomatiques en cours. Les États-Unis poussent en faveur d'un accord de paix avec l'Iran, tandis que l'offensive israélienne au Liban risque de raviver les tensions régionales.