Deuxième frappe défensive en une semaine
L'armée américaine a mené mercredi sa deuxième frappe défensive contre l'Iran cette semaine, après que des responsables américains ont observé une activité agressive de la part des forces iraniennes. Selon deux responsables américains ayant requis l'anonymat pour discuter d'opérations militaires sensibles, les forces armées américaines ont abattu quatre drones iraniens et ont frappé une base qui s'apprêtait à lancer un cinquième drone, déterminant qu'ils constituaient une menace pour le détroit d'Ormuz.
Nouvelles sanctions économiques
Parallèlement à ces frappes, l'administration Trump a imposé mercredi de nouvelles sanctions à l'encontre de l'Iran, ciblant cette fois l'agence nouvellement créée par le pays qui tente de contrôler le trafic maritime à travers le détroit d'Ormuz. Cette mesure de sanctions, rapportée par l'Associated Press, constitue le dernier effort américain visant à utiliser un levier économique en complément de l'action militaire pour pousser les dirigeants iraniens à un accord mettant fin à la guerre et à rouvrir cette voie navigable par laquelle transitent normalement un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux.
Le président Donald Trump a affirmé qu'un accord était imminent, mais les négociations se poursuivent. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré dans un communiqué : « La dernière tentative des militaires iraniens d'extorquer le commerce maritime mondial prouve que la Fureur économique a laissé le régime désespéré d'argent. »
Contexte régional tendu
Mercredi, l'armée israélienne a émis un ordre d'évacuation pour les résidents de la ville de Tyr, dans le sud du Liban, annonçant qu'elle allait opérer contre le groupe Hezbollah, soutenu par l'Iran, dans la zone. L'ordre précise que les résidents de la zone autour de certains bâtiments doivent partir et se déplacer au nord du fleuve Zahrani, ajoutant que rester dans cette zone « vous expose à un danger ».
Mardi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait déclaré que des frappes aériennes israéliennes sur la ville de Gaza avaient tué le chef de la branche armée du Hamas, Mohammad Odeh, considéré comme l'un des architectes des attaques du 7 octobre 2023 qui ont déclenché la guerre. Le ministère israélien de la Défense avait également confirmé cette information. Le même jour, l'armée israélienne avait indiqué que toutes les zones situées au sud du fleuve Zahrani, qui coule à environ 40 kilomètres au nord de la frontière entre Israël et le Liban, étaient considérées comme des « zones de combat » et avait exhorté les habitants à se diriger vers le nord.
Impact économique mondial
Le choc énergétique provoqué par le conflit au Moyen-Orient aura probablement un impact persistant sur l'inflation, même en cas de solution rapide à la guerre, a averti jeudi le chef économiste de la Banque centrale européenne, Philip Lane, lors d'une conférence organisée par la Banque du Japon et son centre de réflexion à Tokyo. « Même si le choc énergétique initial commence à s'inverser, l'effet de second ordre sera avec nous pendant un certain temps », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, l'administration Trump cherche à conclure des accords de financement avec un groupe d'entreprises de drones, dont Unusual Machines et Neros (soutenue par Sequoia Capital), afin d'augmenter la production nationale et de réduire les coûts des drones, selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier.
Position américaine sur le détroit d'Ormuz
Mardi, le président Trump avait déclaré à son cabinet que « personne » ne contrôlerait le détroit d'Ormuz dans le cadre d'un futur règlement avec l'Iran, mais avait maintenu que les États-Unis « veilleraient » sur cette voie navigable cruciale.