Les autorités iraniennes ont partiellement rétabli l’accès à internet, après une coupure qui aura duré trois mois. Cette décision intervient dans un contexte de tensions persistantes avec les États-Unis et alors que les pourparlers diplomatiques entre les deux capitales n’ont pas encore abouti à une avancée significative.
Le vice-président iranien s’est félicité de cette mesure, la présentant comme une « première étape » vers un accès « libre et régulé » au réseau. Il n’a pas précisé le périmètre exact du rétablissement, ni les plateformes ou services concernés. Cette annonce intervient après une longue période de restrictions internet imposées par Téhéran, que les autorités avaient justifiées par des impératifs de sécurité.
Des négociations au point mort
Sur le plan diplomatique, les discussions entre l’Iran et les États-Unis peinent à progresser. Les deux parties ont récemment tempéré les espoirs d’un accord rapide, sans fournir de détails concrets sur les sujets de divergence. Les négociations, qui portent notamment sur le programme nucléaire iranien et les sanctions américaines, n’ont pas abouti à une percée.
Le rétablissement partiel d’internet pourrait être interprété comme un geste d’apaisement de la part de Téhéran, mais les analystes estiment que la situation reste fragile. La coupure de trois mois avait fortement entravé la vie quotidienne des Iraniens, limitant l’accès aux services bancaires en ligne, aux réseaux sociaux et aux communications.
Un accès encore limité
Selon des témoignages rapportés ces dernières heures, certains services de messagerie et sites d’information sont de nouveau accessibles dans plusieurs grandes villes, mais la situation varie selon les régions. Les autorités n’ont pas communiqué de calendrier pour un rétablissement complet.
La décision de rouvrir partiellement le réseau intervient alors que la pression internationale s’accentue sur l’Iran en matière de droits numériques. Plusieurs organisations de défense des libertés avaient dénoncé une « asphyxie numérique » et appelé à la levée immédiate des restrictions.
Un pas insuffisant pour l’opposition
Des voix critiques en Iran jugent cette mesure insuffisante. Elles rappellent que la coupure avait été imposée sans cadre légal clair et que le peuple iranien continue de subir une censure stricte sur de nombreux contenus. Le vice-président n’a pas précisé si le « cadre régulé » évoqué impliquait de nouvelles limitations.
Les prochains jours seront décisifs pour évaluer si ce rétablissement partiel annonce une normalisation durable ou s’il s’agit d’une mesure temporaire liée aux fluctuations des rapports de force diplomatiques. En attendant, les Iraniens retrouvent un accès limité, mais fragilisé, à un internet qui était devenu un outil de survie économique et sociale.