Le projet de ligne à grande vitesse entre Lisbonne et Porto, longtemps évoqué, franchit une nouvelle étape. Selon des informations concordantes, les autorités portugaises comptent acheter 12 trains à grande vitesse pour équiper cette future infrastructure. Le montant total du contrat est évalué à environ 500 millions d'euros, et le groupe français Alstom serait en bonne position pour remporter cet appel d'offres.

Un projet ferroviaire structurant pour le Portugal

La ligne à grande vitesse Lisbonne-Porto doit permettre de relier les deux plus grandes villes du pays en un temps réduit, actuellement de l'ordre de 2h45 par train conventionnel. Le gouvernement portugais a inscrit ce projet dans ses priorités d'investissement, avec l'objectif de moderniser le réseau ferroviaire et de développer une alternative compétitive à la route et à l'avion.

L'acquisition de 12 rames à grande vitesse s'inscrit dans le cadre de ce plan. Le montant du contrat, autour de 500 millions d'euros, en fait l'une des plus importantes commandes de matériel roulant jamais passées par le Portugal. La sélection du fournisseur devrait intervenir dans les prochains mois.

Alstom en position de force

Alstom serait en bonne position pour décrocher ce contrat. Le constructeur français est déjà présent au Portugal, notamment pour l'entretien de certaines lignes et la fourniture de matériel roulant. Sa gamme de trains à grande vitesse, comme l'AGV ou le TGV Pendulaire, correspond aux besoins exprimés par les autorités portugaises.

Alstom n'a pas confirmé officiellement sa candidature ni son avance, mais les observateurs du secteur jugent sa position favorable. Le groupe bénéficie d'une solide expérience dans le domaine de la grande vitesse en Europe (France, Espagne, Italie, Allemagne) et dispose d'une capacité de production en capacité de répondre à une commande de cette ampleur.

Un marché convoité

Si Alstom apparaît comme un candidat sérieux, d'autres constructeurs pourraient également se manifester. Les groupes espagnol Talgo, allemand Siemens Mobility ou encore le canadien Bombardier (désormais intégré à Alstom) pourraient être intéressés. Le contrat inclut probablement des options de maintenance et de formation du personnel, ce qui en augmente la valeur.

Le gouvernement portugais devrait lancer un appel d'offres officiel dans les semaines à venir, après avoir finalisé le cahier des charges. Les rames commandées devraient être livrées à l'horizon de la mise en service de la ligne, actuellement prévue dans les années 2030.

Des implications économiques et politiques

Ce contrat représente un enjeu important pour l'emploi et l'industrie ferroviaire en Europe. Pour Alstom, une telle commande renforcerait sa position sur le marché ibérique et conforterait son carnet de commandes. Pour le Portugal, il s'agit d'un signal fort en faveur de la modernisation de ses infrastructures de transport.

La future ligne à grande vitesse Lisbonne-Porto est également un projet politique majeur, soutenu par les principaux partis. Les études de faisabilité et de tracé sont en cours, et le financement devrait mobiliser des fonds nationaux et européens. L'achat des trains constitue l'une des premières concrétisations tangibles de cette ambition.