Le Royaume-Uni a connu mardi sa journée de mai la plus chaude jamais enregistrée, pour le deuxième jour consécutif. Selon le Met Office, le service national de météorologie britannique, les thermomètres ont grimpé jusqu’à 35,1 °C à l’aéroport de Heathrow et aux jardins botaniques royaux de Kew, dans la région londonienne.
Ce nouveau record fait suite à celui de lundi, où une température provisoire de 34,8 °C avait été mesurée à Kew Gardens, dans le sud-ouest de Londres. Il s’agissait déjà du printemps météorologique le plus chaud jamais enregistré au Royaume-Uni. Le précédent record pour un mois de mai, établi en 1922, était de 32,8 °C.
Alerte aux orages et vigilance sanitaire
En parallèle de cette vague de chaleur exceptionnelle, le Met Office a émis une alerte météorologique de niveau jaune pour des orages violents, valable pour l’Angleterre mardi. Les prévisionnistes indiquent que des orages isolés accompagnés d’éclairs, de grêle et de rafales de vent pourraient toucher une large partie du pays, de Bath et Reading jusqu’à Lincoln et Sheffield. Il est possible que des précipitations atteignent localement 30 mm en une heure. Cette alerte est en vigueur de 15 heures à 22 heures.
L’Agence de sécurité sanitaire du Royaume-Uni (UK Health Security Agency) a maintenu des alertes de niveau ambre pour le sud-ouest, le sud-est, Londres, les Midlands de l’Est et de l’Ouest ainsi que l’ouest de l’Angleterre jusqu’à jeudi 17 heures. Des alertes de niveau jaune sont également en vigueur pour le nord-ouest et le nord-est du pays. Ces dispositifs étaient initialement prévus jusqu’à mercredi 17 heures, mais ont été prolongés face à la persistance des fortes chaleurs.
Un épisode caniculaire remarquable
La succession de deux records absolus pour un mois de mai en deux jours souligne le caractère exceptionnel de cet épisode caniculaire tardif. Les températures élevées, largement supérieures aux normales saisonnières, ont conduit les autorités à recommander la prudence, notamment pour les personnes vulnérables. Les transports en commun londoniens, en particulier le métro, ont été marqués par une chaleur difficile à supporter pour les usagers.
Les spécialistes rappellent que ces phénomènes s’inscrivent dans une tendance plus large de réchauffement climatique, qui augmente la probabilité et l’intensité des vagues de chaleur. Le Royaume-Uni, comme d’autres pays d’Europe du Nord, connaît des épisodes de chaleur de plus en plus fréquents et précoces, même si chaque événement météorologique pris isolément ne peut être attribué directement au changement climatique sans une analyse approfondie.