Huit organisations, dont le Child Poverty Action Group (CPAG) et le TUC, ont adressé une lettre au ministère du Commerce et des Affaires pour exhorter le gouvernement à « ignorer le bruit » des milieux d'affaires qui souhaitent conserver les contrats zéro heure. Les signataires demandent aux ministres de ne pas reculer face aux pressions patronales et d'aller de l'avant avec l'interdiction de ces contrats précaires.

L'année dernière, la loi sur les droits du travail (Employment Rights Act) a reçu l'assentiment royal, mais de nombreuses dispositions détaillées sont restées en suspens, laissant au gouvernement la possibilité de les mettre en œuvre progressivement sur plusieurs années. Le secrétaire d'État aux Affaires, Peter Kyle, a repoussé le lancement d'une consultation prévue en janvier sur les contrats zéro heure. Selon les informations, le ministère soumettrait le texte avant la fin de l'été, avant d'adopter de nouvelles règles l'année prochaine.

Les leaders du patronat s'inquiètent de ces retards dans le processus de consultation, estimant qu'ils ne leur laisseraient pas assez de temps pour adapter leurs pratiques si de nouvelles règles étaient adoptées. En l'absence de consultation formelle, des organisations comme le British Retail Consortium et UKHospitality, qui représente les restaurants et les hôtels, ont exprimé leurs craintes.

Les contrats zéro heure concernent plus d'un million de personnes au Royaume-Uni, principalement dans les secteurs de l'hôtellerie, de la restauration, des entrepôts et même au sein du NHS. Les défenseurs de l'interdiction estiment que ces contrats sont une source d'insécurité pour les travailleurs, tandis que les entreprises affirment qu'ils offrent de la flexibilité et que leur suppression pourrait réduire les embauches, notamment chez les jeunes. Les signataires de la lettre rejettent cet argument et appellent à une action rapide du gouvernement.