Les frappes aériennes et les opérations terrestres menées par l'armée israélienne contre le Hezbollah se sont accrues au Liban ces derniers jours, provoquant une nette hausse du nombre de victimes civiles et militaires. Selon les décomptes fournis par les autorités locales et les forces de sécurité, au moins 31 personnes ont péri dans ces bombardements entre le 27 et le 30 mai, tandis que des dizaines d'autres ont été blessées.
Une semaine meurtrière
Le 27 mai, un premier bilan faisait état d'au moins 31 morts et 40 blessés sur l'ensemble du territoire libanais, principalement dans les régions du sud et de l'est. Les services de secours, dont des membres de la protection civile, figuraient parmi les victimes. Le lendemain, le 28 mai, de nouvelles frappes dans le secteur de Tyr et dans d'autres localités du Sud-Liban ont causé la mort d'au moins 14 personnes – selon une source, de 17 personnes – dont deux enfants et une femme. Ces tirs se sont produits alors que l'armée israélienne désignait une nouvelle "zone de combat" dans cette zone.
Frappe ciblée sur la banlieue sud de Beyrouth
Parallèlement, une attaque "ciblée" a visé un appartement résidentiel dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, le jeudi 28 mai. Les autorités locales ont rapporté que cette frappe, qui n'a pas fait de blessés, a été menée dans le cadre de l'intensification des actions israéliennes contre la milice pro-iranienne. La banlieue sud de la capitale libanaise avait déjà été la cible de raids israéliens au cours des semaines précédentes.
Des soldats libanais touchés
Le 30 mai, l'armée libanaise a annoncé qu'une nouvelle frappe israélienne "ciblée" avait grièvement blessé deux de ses soldats dans le sud du Liban. Selon un communiqué officiel, cet incident s'est produit au lendemain d'une rencontre militaire entre délégations libanaise et israélienne à Washington. L'armée libanaise a condamné cette attaque, qui intervient dans un contexte de tensions extrêmes entre les deux pays.
La Finul alerte sur une escalade
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a déploré une "escalade" de la violence dans le sud du pays. Dans une déclaration, la mission onusienne a appelé toutes les parties à la retenue et au respect du cessez-le-feu, soulignant que la situation sécuritaire se dégrade rapidement. Des témoignages recueillis auprès de blessés libanais, notamment dans des hôpitaux de la région, font état d'une population civile prise au piège des bombardements. Un habitant blessé, cité par des journalistes, a confié : "Israël fait tout pour que je les haïsse."
Les opérations israéliennes, qui incluent des tirs d'artillerie, des raids aériens et des incursions terrestres, visent officiellement les infrastructures et les combattants du Hezbollah. Mais les bilans humains, qui comptent de nombreux civils, suscitent des inquiétudes croissantes au sein de la communauté internationale. Aucun accord de cessez-le-feu n'est en vue à ce stade, alors que les combats se poursuivent également sur d'autres fronts au Proche-Orient.