Nouvelles menaces américaines

Donald Trump a de nouveau menacé de frapper l’Iran si aucun accord n’est trouvé dans les tout prochains jours. Interrogé par la presse, le président des États-Unis s’est dit prêt à attendre « deux ou trois jours, peut-être vendredi, samedi, dimanche, quelque chose comme ça, peut-être au début de la semaine prochaine » pour que Téhéran se rende à la table des négociations. « Mais nous pourrions devoir leur donner encore un gros coup », a-t-il prévenu, se montrant évasif sur l’issue. Il a également affirmé espérer ne pas avoir à faire la guerre.

Réponse iranienne

La réplique de Téhéran ne s’est pas fait attendre. Le porte-parole de l’armée iranienne, Mohammad Akraminia, a averti que « si l’ennemi commet la bêtise de tomber à nouveau dans le piège des sionistes et de commettre une nouvelle agression contre notre Iran bien-aimé, nous ouvrirons de nouveaux fronts contre lui ». Ces déclarations ont été rapportées par des sources iraniennes.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est, de son côté, félicité de la destruction de « dizaines d’aéronefs » américains « valant des milliards ». Selon un rapport du Congrès des États-Unis, un F-35, avion de combat de pointe, figure parmi les cibles abattues. « L’armée iranienne est la première à avoir détruit un appareil de ce type », a affirmé le chef de la diplomatie iranienne, ajoutant que « le retour à la guerre apportera bien d’autres surprises ».

Contexte de tensions

Ces échanges verbaux interviennent après une attaque non revendiquée contre une centrale nucléaire aux Émirats arabes unis, survenue quelques jours plus tôt. Les autorités émiraties ont indiqué que les drones utilisés provenaient d’Irak, où des groupes pro-iraniens sont actifs. Cette frappe a été condamnée par l’ensemble du Conseil de sécurité de l’ONU, y compris par la Russie.

Au lendemain de cette attaque, Donald Trump avait affirmé avoir annulé une nouvelle opération militaire contre l’Iran, programmée pour le 19 mai, à la demande des dirigeants du Qatar, d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, qui estimaient qu’un accord restait possible.

Négociations dans l’impasse

Depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 8 avril, des discussions sont menées pour tenter de parvenir à un accord. Le vice-président des États-Unis, JD Vance, a évoqué « beaucoup d’allers-retours » avec la partie iranienne et de « bons progrès » lors d’un point presse à la Maison-Blanche.

Cependant, les positions des deux camps demeurent très éloignées, en particulier sur le volet nucléaire. Lundi, la diplomatie iranienne a indiqué avoir répondu à une nouvelle proposition américaine, en réitérant ses exigences : la levée des sanctions internationales et le déblocage des avoirs iraniens gelés à l’étranger.

Des médias iraniens ont qualifié les « conditions excessives » formulées par Washington. Selon des informations provenant de sources iraniennes, les États-Unis exigent que l’Iran ne maintienne qu’un seul site nucléaire en activité et transfère son stock d’uranium hautement enrichi aux États-Unis. Une condition que Téhéran juge inacceptable.