Un étudiant en histoire devenu candidat
Manolo Mlekuz, 20 ans, est candidat à l'élection présidentielle de 2027. Originaire de Montreuil (Seine-Saint-Denis), cet ancien étudiant en histoire a mis ses études en pause pour se lancer dans une campagne itinérante à travers l’Hexagone. Il a récupéré le camion aménagé de son grand frère et parcourt les communes, accompagné de Gaspard Geniteau, secrétaire de son parti.
Son objectif : obtenir les 500 signatures d’élus exigées pour officialiser sa candidature. « Je pense pouvoir les obtenir ensuite si le projet plaît et que je réussis à être convaincant, il n’y a pas de raison que je n’atteigne pas le second tour. Et au second tour, si j’arrive à rassembler derrière moi, je peux remporter les élections », a-t-il affirmé.
Un parcours politique marqué par la déception
Manolo Mlekuz n’est pas un inconnu du militantisme. Il a d’abord adhéré au Parti socialiste, puis a milité pour La France insoumise. Il dit avoir « quitté ces partis politiques », tout en précisant que ses « idées demeurent à gauche ». Il explique que les méthodes du PS et certaines positions de LFI l’ont « dégoûté de la politique traditionnelle ».
L’idée de ce tour de France lui est venue lors d’une période « difficile ». « J’avais envie de faire un tour de France, de rencontrer des gens de partout et de parler politique avec eux », confie-t-il.
Le parti « Trajectoire » et une mesure phare
Le parti fondé par Manolo Mlekuz s’appelle « Trajectoire ». Ce nom est une référence à une chanson du rappeur Népal, elle-même inspirée des travaux du penseur suisse Nassim Haramein. Pour le jeune candidat, « la France est en crise de régime ». Le mouvement ambitionne de construire avec l’ensemble des Français « une nouvelle manière de faire de la politique ».
Sa mesure phare : convoquer une Assemblée constituante. « Mon but est de convoquer une Assemblée constituante, soit une assemblée chargée de rédiger une nouvelle Constitution », qu’il soumettrait ensuite à un référendum.
Une campagne sur la route
Pour financer son périple, Manolo Mlekuz effectue des services en restauration. Il a indiqué avoir rencontré 42 maires, et son site « trajectoire2027 » recense ces étapes. Il affiche « trois signatures sûres » et « entre 13 et 15 signatures estimées », c’est-à-dire avec une forte probabilité d’obtention.
Interrogé sur la suite, il a déclaré : « Si je ne suis pas élu, je ne me réengagerai plus en politique », ajoutant qu’il est « probable que le parti s’arrête en 2027 ».