Le gouvernement a présenté jeudi un nouveau paquet de mesures destinées à amortir l'impact économique de la guerre en Iran, dont la prolongation menace de freiner davantage une activité déjà en berne au premier trimestre. Lors d'une réunion à Matignon, le Premier ministre Sébastien Lecornu, accompagné du ministre de l'Économie Roland Lescure et du médiateur des entreprises Serge Papin, a détaillé les outils mis en place pour « soutenir l'activité ».

Des aides renforcées pour les ménages et les entreprises

Parmi les annonces figure une prime carburant destinée aux particuliers, ainsi que des aides spécifiques pour les « grands rouleurs », ces travailleurs fortement dépendants de leur véhicule. Le gouvernement s'est dit prêt à prolonger des dispositifs déjà annoncés et à élargir la palette des outils proposés, aussi bien aux entreprises qu'aux Français touchés par la flambée des prix à la pompe. L'objectif affirmé est d'offrir davantage de visibilité aux acteurs économiques dans un contexte de crise durable.

Un effort financier de plus d'un milliard d'euros

Ces nouvelles mesures représentent un effort budgétaire supplémentaire de 700 millions d'euros, qui s'ajoutent aux 400 millions d'euros déjà mobilisés par le précédent plan d'aide. Au total, l'engagement financier de l'État dépasse donc le milliard d'euros. Cette enveloppe accroît la pression sur des comptes publics déjà très déficitaires avant même le début de la crise, et que la baisse des recettes fiscales liée au ralentissement économique vient fragiliser davantage.

Un contexte économique tendu

La guerre en Iran, qui s'éternise, menace de prolonger voire d'aggraver la panne connue par l'économie française au premier trimestre. Le gouvernement cherche à limiter les effets de la hausse des prix du carburant sur le pouvoir d'achat et la compétitivité des entreprises. Les annonces de jeudi s'inscrivent dans une stratégie plus large visant à soutenir l'activité tout en tentant de maîtriser les finances publiques.

Une promesse de visibilité

En marge de la présentation, les participants ont insisté sur la nécessité de donner aux entreprises et aux particuliers une perspective claire sur la durée des aides. Alors que le conflit iranien ne montre pas de signe d'apaisement, le gouvernement entend adapter son dispositif dans la durée pour éviter une asphyxie économique.