La SNCF a suspendu l’amende de 200 euros adressée à une passagère qui avait ouvert une issue de secours dans un TGV bloqué en pleine canicule, ont confirmé des sources officielles.
Les faits remontent aux derniers jours, lors d’un épisode de forte chaleur. Un TGV est resté immobilisé sur les voies, sans climatisation fonctionnelle, alors que la température à bord devenait difficilement supportable. Plusieurs voyageurs ont alors signalé un malaise général. Dans ce contexte, une passagère a actionné la poignée d’une issue de secours pour faire entrer de l’air, provoquant le déclenchement de l’alarme et l’intervention des forces de l’ordre.
La SNCF lui avait initialement notifié une contravention de 200 euros, au motif que l’ouverture non autorisée d’une porte de secours constitue une infraction passible d’une amende. Cette décision avait suscité un vif débat, de nombreuses voix jugeant la sanction disproportionnée compte tenu des circonstances exceptionnelles.
Revirement de la SNCF
La SNCF a indiqué avoir « suspendu » cette amende, sans préciser si elle l’annule définitivement ou si elle fera l’objet d’un réexamen. L’entreprise ferroviaire a souligné que la sécurité des passagers reste sa priorité, tout en reconnaissant que la situation vécue par les voyageurs était « particulière ». Aucun autre détail n’a été fourni sur les éventuelles mesures d’accompagnement ou de compensation pour l’ensemble des passagers du train concerné.
L’ouverture d’une issue de secours dans un train est normalement interdite, car elle peut présenter un risque pour la sécurité et perturber le trafic. Mais dans ce cas précis, l’absence de ventilation prolongée dans une rame bloquée en pleine canicule a conduit la passagère à agir, geste que certains usagers et associations de voyageurs ont estimé légitime.
Cette affaire relance le débat sur les conditions de confinement dans les rames lors des fortes chaleurs et sur la réactivité de la SNCF face aux pannes techniques en période de canicule. L’entreprise n’a pas communiqué sur les causes du blocage du TGV.