L’usage du vélo a connu une hausse significative en France au premier quadrimestre 2026. Selon les données publiées le 21 mai 2026 par le Réseau vélo et marche, la fréquentation cycliste a augmenté de 5 % par rapport à la même période de l’année précédente. L’étude révèle un contraste marqué entre les territoires : la progression atteint 9 % dans les communes rurales et de densité intermédiaire, tandis qu’elle s’établit à 4 % dans les grands centres urbains.
Un possible lien avec la hausse du prix des carburants
Cette évolution intervient dans un contexte de forte augmentation des prix des carburants, elle-même liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le Réseau vélo et marche reconnaît qu’il est difficile d’établir un lien de causalité directe entre les deux phénomènes, mais souligne que la progression de la pratique cycliste s’est accélérée en même temps que le prix de l’essence. L’association relève que « la progression est particulièrement forte dans les territoires moins denses, là où les distances sont les plus longues et où la dépendance à la voiture reste structurelle ».
Baisse de la consommation de carburant
Parallèlement, la consommation de carburant en France a diminué de 11 % en avril 2026, et de 14 % entre le 1er et le 20 mai 2026 par rapport à la même période de 2025. Pour répondre à cette situation, le gouvernement dirigé par Sébastien Lecornu a annoncé le 21 mai 2026 le déblocage de 710 millions d’euros destinés à faire face à la hausse des prix des carburants. Les aides pour les secteurs de l’agriculture, des transports, de la pêche et du bâtiment et travaux publics (BTP) seront prolongées jusqu’à l’été. Les indemnités kilométriques des aides à domicile et des fonctionnaires seront également revalorisées.
Une réponse jugée conjoncturelle par les associations
Le Réseau vélo et marche critique cette approche. Pour l’association, « subventionner l’essence reste une réponse conjoncturelle ; investir dans les infrastructures cyclables et la marche, une réponse structurelle ». Elle ajoute que « les données de fréquentation montrent que les usagers, eux, n’attendent pas : quand le carburant devient trop cher, une partie d’entre eux pédale ».